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Economie

/ Guillaume Clerc

En pleine mobilisation contre la réforme des retraites, l’intersyndicale de Belfort avait appelé à un rassemblement devant le conseil des prud’hommes pour perturber l’audience de rentrée solennelle. La CGT et FO avaient décidé de ne pas participer à cette audience pour protester contre les suppressions de postes à venir, la complexification des requêtes, le plafonnement des indemnités, le recours accru au juge professionnel, etc. À terme, ils redoutent une « disparition pure et dure des conseils de prud’hommes. » Plus tôt dans l’après-midi, la CFDT avait obtenu la présidence, alors que la CGT la revendiquait.

/ Guillaume Clerc

Nouveaux examens, réforme du bac, manque de moyens, stress et retraites. Les profs et les instits continuent la mobilisation dans la rue, devant les lycées et les écoles pour crier l’urgence et enfin se faire entendre. Les annonces sur l’âge pivot et les 500 millions pour revaloriser leurs salaires n’entament en rien leur détermination. Ils ont fait le calcul, cela représente 47 euros bruts par mois supplémentaires en moyenne pour chaque enseignant.

/ Toufik-de-Planoise

Ils étaient environ 4000 à manifester ce 9 janvier contre la réforme des retraites à Besançon, un chiffre en légère baisse par rapport aux précédents rendez-vous du mois de décembre. Les participants gardent confiance, beaucoup de professions étaient encore représentées. Certains s’étaient donné rendez-vous après la manifestation pour une action de blocage fugace de la circulation vers Micropolis. Elle s’est soldée par 14 interpellations et 7 gardes à vue.

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/ Daniel Bordür

Une trentaine de contraventions pour distribution d'imprimés aux automobilistes, entrave à la circulation ou « bruit ou tapage injurieux troublant la tranquillité d'autrui » ont été infligés à des manifestants en novembre et décembre. Quinze auditions sont programmées d'ici le 13 février. Un collectif dénonce une « répression policière ». On dénombre 2500 à 4000 manifestants dans le Jura ce 9 janvier où les voeux de la députée LREM Danièle Brûlebois ont été perturbés.

/ Toufik-de-Planoise

La semaine de reprise du mouvement social commence fort avec déjà plusieurs actions menées, dont la perturbation des vœux présentés mercredi soir par le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret. Membres et proches de syndicats, Gilets jaunes et assemblée citoyenne, voulaient « marquer le coup » avant la manifestation du 9. Le Palais des sports a été envahi, mais la cérémonie a pu se tenir avec plus d’une heure de retard et sous bonne garde policière.

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/ Daniel Bordür

A la veille de la première journée nationale de l'année contre le projet du gouvernement, le secrétaire départemental de la CGT du Jura Richard Dhivers sent parmi les militants « une volonté de ne pas laisser passer » la réforme. Son homologue de la FSU Nathalie Pszola a retrouvé à la rentrée des enseignants « avec une conscience plus aigüe de ce qui va se passer avec la réforme ». Reste que des salariés du privé ne sont pas mobilisés « à la hauteur de l'enjeu ». A la caisse de grève des cheminots s'est adjointe une caisse de grève des enseignants…

/ Toufik-de-Planoise

La discussion était animée lors de l’assemblée générale du mercredi 18 décembre à Besançon, où syndicats, gilets jaunes et autonomes fixaient les objectifs et modalités du mouvement d’opposition à la réforme des retraites. Au cœur des débats, la poursuite des « hostilités » à Noël / Nouvel An alors que la prochaine mobilisation nationale est prévue le jeudi 9 janvier. Les plus téméraires ont tranché : passage à France 3, reprise du rond-point de Roche-lez-Beaupré, « invasion » d’un conseil visant la vente de Saint-Jacques, opérations péages gratuits, tractages, manifestations, protestations devant les grandes surfaces…

Accès libre

/ Guillaume Clerc

Entre syndicats et Gilets jaunes, c’est un peu je t’aime moi non plus. Après les déchirements des débuts, la lutte contre la réforme des retraites sonne maintenant le rapprochement. La convergence est par exemple très marquée à Belfort, encore timide à Besançon et presque inexistante à Vesoul. Mais partout, et malgré les divergences sur les modalités de la mobilisation et parfois sur les revendications, ces « deux mondes » tentent un rapprochement plus ou moins réussi, tant l’union de toutes les forces apparait indispensable pour éviter la casse du modèle social et construire une société plus juste.

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