• Liquidation de la fonderie sanclaudienne : les salariés de MBF ne renoncent pas

    Mardi 22 juin 2021, la sentence est tombée : liquidation judiciaire pour la fonderie historique sanclaudienne, MBF Aluminium. Les salariés auront lutté pendant des mois pour obtenir une reprise, sans succès. Cet échec vient parachever des années de licenciements et de reprises fragiles, syndrome de la sous-traitance dans l’industrie automobile. Les salariés de MBF ont toutefois annoncé leur intention de faire appel. Retour sur une lutte historique, dans un bassin industriel jurassien maltraité, miroir des processus de désindustrialisation à l’œuvre en France.
  • Le dernier maraîcher de Beure va fermer ses serres

    Alors que les affaires marchent plutôt bien pour Pierre Petetin, le dernier maraîcher de Beure, il se voit contraint de mettre la clé sous la porte. A la suite de différends familiaux et d'impayés, son père, propriétaire des lieux, lui a intenté un procès. Pierre a perdu. Le maraîcher a fait appel mais il devra vraisemblablement quitter les lieux à la fin de l'année, mettant un terme à plus de 100 ans de savoir-faire familial. Un triste symbole pour le village, qui voit ainsi disparaître les dernières serres maraîchères de son territoire.
  • Futur Parc naturel régional du Doubs horloger : simple label ou véritable engagement écologique ?

    paysage du haut doubs
    Alors que le Parc naturel régional (PNR) du Doubs horloger va bientôt être labellisé, on pourrait légitimement supposer que la zone va être mieux protégée, notamment au niveau environnemental. Or, un PNR n'a rien d'une zone préservée. Pire, il est facile d'en faire un élément de greenwashing : un simple label pour les produits du terroir et les gîtes ou hôtels du coin. Une commission d'enquête de 2019 a ainsi relevé des faiblesses sur les enjeux écologiques de la charte du PNR sans que rien n’ai été changé sur ce point. Et ce, alors que ce territoire frontalier situé autour de Morteau connaît de graves problèmes d'extension urbaine et que la rivière du Doubs souffre de pollution chronique.
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  • Une journée à Paris avec les MBF de Saint-Claude

    Après une journée d’action le 6 avril devant le siège social de Stellantis (ex-PSA) à Sochaux, une centaine de salariés de la fonderie MBF, en grève depuis le 31 mars, est montée à la capitale ce jeudi afin de se faire entendre. Au programme : mobilisation devant le siège social de Renault, accusé avec PSA de ne pas respecter ses engagements de commandes, rendez-vous à l’Assemblée nationale puis au ministère de l’Économie à Bercy. Récit d’une journée de lutte, d’attente et d’espoir alors que 220 emplois sont menacés par une potentielle fermeture du site.
  • Du bruit à Samson contre les camions

    À Samson, un même ras-le-bol animait les manifestants : celui du passage intempestif de poids lourds sur la nationale 83, qui traverse le village ainsi qu’un grand nombre d’agglomérations du Grand Besançon et de la communauté de communes Loue-Lison. Au-delà de la pollution, des nuisances sonores et de la dangerosité de la route, c’est tout un modèle de transport et d’aménagement du territoire qui est questionné alors qu’un doublement des voies sur la RN 57 sur le tronçon Beure-Micropolis leur fait craindre une augmentation du trafic sur la RN 83.
  • Des forts en ruine mais pas sans vie autour de Besançon

    "A deux kilomètres de là, deux énormes brasiers flambent dans les cheminées des abris sous roc d’Estel et Jean-Marc Gros. Leur chienne monte la garde devant les portes, sous la neige. Il fait bon sous les roches, bien que la tempête s’agite au-dehors."
    Si la Citadelle de Besançon, construite par Vauban au XVIIème siècle, est connue des bisontins et bien au-delà, les autres forts d’enceinte, notamment ceux du système « Séré de Rivières » datant de la fin du XIXème siècle, sont bien moins célèbres. Impossibles à rénover pour les petites communes ou les particuliers qui les possèdent, ils s’écroulent doucement, tandis qu’habitants et fans de vieilles pierres des alentours leur inventent des usages. Une poignée de passionnés tentent de les valoriser, le milieu de la fête alternative y trouve des lieux idéaux pour laisser libre cours à ses envies de « gros son », et les coureurs du Trail y passent, prêtant plus ou moins attention à ce patrimoine méconnu.
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  • Mal-être et explosion de la précarité chez les « étudiants fantômes »

    Face à ces constats de précarité et de mal-être, la Fage (Fédération des associations générales étudiantes) a lancé une journée de mobilisation nationale le 26 janvier, relayée à Besançon par plusieurs associations étudiantes. Sur le terrain de rugby du campus de la Bouloie, les étudiants étaient invités à reconstituer une salle de cours, devant une banderole « Étudiants fantômes ».
    Suite à une forte mobilisation étudiante, Emmanuel Macron a annoncé des mesures pour améliorer leur situation, fortement dégradée depuis le début de la pandémie de Covid-19. Les étudiants de Besançon n’échappent pas à la difficulté de suivre les cours à distance et de supporter l’isolement et l’incertitude. Étudiants, syndicats, associations et institutions locales s’organisent pour répondre à l’urgence de la précarité étudiante et revendiquer de meilleures conditions de vie.
  • #NousNeSommesPlusVosPions : la grève des AED pour une meilleure reconnaissance de leur statut

    aed-besac

    Mardi 1er décembre, puis entre le 19 et le 21 janvier, les assistants d’éducation (AED) étaient appelés à se mettre en grève dans les collèges et les lycées à l’initiative des collectifs AED, soutenus par les syndicats Sud Education, CGT Educ’Action, Snes-FSU et Snalc. Ils déplorent des conditions de travail qui traduisent un profond manque de reconnaissance, amplifié par la crise sanitaire.