Quand l’ARS reconnaît « un déficit de personnel » dans les hôpitaux franc-comtois

Lors d'une réunion improvisée avec des soignants protestant contre les suspensions de travail et de salaires, dont Factuel a été témoin, un cadre de l'Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté a souligné : « Nous sommes clairement sur un déficit de personnels. On serait bien content d'avoir les suspendus au travail, mais il y a une obligation des soignants d'être vaccinés ». Remercié pour son écoute, le représentant de la tutelle a promis de faire remonter une proposition d'alternative formulée par un médecin suspendu : des tests salivaires pour que les personnels retournent soigner les malades. Il a également critiqué les directeurs d'hôpitaux qui font du zèle en suspendant des personnes en congé maladie ou maternité : « ce n'est pas légal ».

Début de la discussion dans le hall de l'ARS

Rassemblées jeudi 7 octobre dans la cour du tribunal administratif de Besançon, plusieurs dizaines de personnes soutenaient les requêtes de neuf soignants du CHU et de l'hôpital de Lons-le-Saunier demandant la suspension de leurs suspensions de travail et de salaire pour cause de non présentation de schéma vaccinal. Après l'audience, une vingtaine d'entre elles ont traversé la ville pour investir le hall du nouveau siège de l'Agence régionale de santé, à deux pas de la gare Viotte. Très vite, le directeur adjoint de l'organisation des soins, vient aux nouvelles : « quelles sont vos revendications ? » Une femme répond : « Ça devient dramatique, nous sommes privés de traitement... »

Le cadre de l'ARS propose « d'échanger avec trois ou quatre personnes dans un bureau ». Les hospitaliers résistent : « Chacun a besoin de s'exprimer en fonction de ce qu'il vit, de ce qu'il ressent ». Le directeur adjoint convie alors tout le...

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