General Electric devra s’expliquer devant le juge sur le non-respect de ses accords

Deux syndicats de l’entité gaz de General Electric à Belfort attaquent la multinationale pour la contraindre à respecter les accords d’entreprise de 2019 signés après plusieurs mois de lutte sociale. Pour la CFE-CGC et Sud, les garanties industrielles n’ont pas été mises en œuvre et les quartiers généraux mondiaux ne sont toujours pas retournés à Belfort. Cette dernière clause était contenue dans les accords de 2014 signés entre GE et l’État au moment de la vente de la branche énergie d’Alstom.

Philippe Petitcolin devant le piquer de grève des salariés de GE Steam à Belfort le 6 mai 2021.

La justice pourra-t-elle contraindre une entreprise à respecter ses accords ? Lui imposer des amendes jusqu’à ce que ses engagements industriels soient suivis ? Une multinationale peut-elle, encore, bafouer sa signature apposée à côté de celles de l’État ou des syndicalistes dans l’inaction des pouvoirs publics et au mépris du droit et de tout un territoire ? Pour marquer un précédent et faire cesser l’impunité de General Electric, la CFE-CGC et Sud l’ont assignée devant le tribunal de Belfort et demandent au juge de forcer GE à mettre en œuvre les points listés dans l’accord d’entreprise de 2019, signé sous l’égide de l’État, sous peine d’astreintes journalières. Ou à défaut, à une amende de 26 millions d’euros.

Scellé avec les syndicats pour alléger un plan social qui menaçait l’avenir de l’entité turbines à gaz de Belfort, l’accord a permis de réduire les suppressions de...

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