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Politique

/ Toufik-de-Planoise

Depuis notre premier article, nous pouvons documenter d’autres agressions récentes attribuées à l’extrême-droite radicale. Une première victime décrit ainsi avoir subi un véritable « tabassage » à connotation raciste entre Noël et Nouvel An, une seconde avait déposé plainte suite à des coups reçus fin novembre. Plusieurs témoins rapportent aussi des rassemblements réguliers et tendus dans certains bars de la cité, dont l’un se serait soldé « à un cheveu de l’expédition punitive » mi-janvier. Les citoyens, parfois inquiets, s’interrogent désormais sur la réactivité des pouvoirs publics.

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/ Guillaume Clerc

Laurent Nuñez est venu à Besançon d’abord auprès des policiers pour les féliciter du travail déjà mené et en les invitant à le poursuivre, jusqu’à éradiquer tous les points de deal en misant sur les enquêtes judiciaires. Il explique d’ailleurs les fusillades de Planoise par les vides laissés après le démantèlement de réseaux de trafic de drogue. Il n’est pas là pour promettre plus de policiers aux habitants, si ce n’est trois semaines de plus de CRS dans le quartier. Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur n’a pas souhaité rencontrer l’intersyndicale, qui a fini nassée, et a contesté l’existence des violences policières. Tout en déniant aussi les entraves à la presse alors qu’une journaliste avait été empêchée de filmer l’irruption d’une manifestante dans le cortège officiel plus tôt dans la matinée.

/ Toufik-de-Planoise

Ce jeudi, l’intersyndicale appelait à une action « député godillot », devant la permanence du parlementaire et candidat LREM aux municipales de Besançon Eric Alauzet. Il s’agissait, pour les manifestants, de protester symboliquement contre la réforme des retraites en déposant de vieilles chaussures, témoignages d’une usure à la tâche comme de la volonté d’outrager l’élu. Après trente minutes de discussions animées, ce dernier prendra brusquement congé avec son bras droit Frank Monneur pour se rendre au conseil communautaire. Motivant une brève course-poursuite au pas pressé dans les rues du centre.

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Springsfields Marin dans la manifestation du 24 janvier à Lons-le-Saunier. (photo DB)

/ Daniel Bordür

Secrétaire académique de la FSU de Franche-Comté de 2006 à 2010, l'ancien instituteur jurassien Springsfields Marin est toujours un militant actif, notamment dans la transmission. De la longévité du mouvement social à la perspective politique apparemment bouchée, de l'unité inédite de l'intersyndicale aux relations avec les Gilets jaunes, son analyse incite à l'ouverture et à la volonté.

/ Guillaume Clerc

Ils étaient près de 3.000 à Besançon ce 24 janvier pour cette septième journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites, un chiffre en hausse par rapport à celle de la semaine dernière. Et pour la première fois, les avocats en grève depuis trois semaines ont défilé aux côtés des autres salariés. Avec un col rouge en guise de résistance.

/ Guillaume Clerc

Le Conseil citoyen de Planoise organisait un rassemblement de soutien aux commerçants et aux habitants touchés par la violence. Au micro, les habitants ont pu exprimer leur sentiment d’abandon des pouvoirs publics et de dégout des accès de violence liés au trafic de stupéfiants qui pourrit la vie des habitants ici. Ils n’aspirent qu’à une chose, vivre normalement. Dans un autre article, nous reviendrons sur la réunion publique qui a suivi, où le maire et le préfet ont été mis en difficulté.

/ Toufik-de-Planoise

Jamais deux sans trois. Après Jean-Louis Fousseret le 8 janvier et la députée Fannette Charvier le 18 janvier, c’est au tour de la présidente de région Bourgogne Franche-Comté de se confronter à la contestation sociale en cours. Ce jeudi matin 23 janvier au palais des Congrès/Micropolis, la cérémonie des vœux aux agents territoriaux a ainsi été chahutée. Une cinquantaine de manifestants sont venus exprimer leur colère, concernant la fonction publique et la réforme des Retraites. Le temps de quelques chants et d’une prise de parole de l’intersyndicale, l’évènement a pu reprendre.

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/ Daniel Bordür

Combien de personnes parmi les 601 inscrites sur les listes électorales de Besançon qu'Ipsos a interrogées pour L'Est républicain et France Bleu ont répondu qu'elles voteraient pour une liste ? S'il y a autant d'abstentionnistes qu'en 2014 où ils avaient été plus de 47% au premier tour, la question est légitime : ils ne seraient que 315 sur 601 à voter… D'ailleurs, la fiche du sondage mentionne en petits caractères que les intentions de vote sont basées sur un échantillon de 300 personnes, avec une marge d'erreur faisant osciller l'écart entre 5,5 et 16,5%…

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