Des forts en ruine mais pas sans vie autour de Besançon

Si la Citadelle de Besançon, construite par Vauban au XVIIème siècle, est connue des bisontins et bien au-delà, les autres forts d’enceinte, notamment ceux du système « Séré de Rivières » datant de la fin du XIXème siècle, sont bien moins célèbres. Impossibles à rénover pour les petites communes ou les particuliers qui les possèdent, ils s’écroulent doucement, tandis qu’habitants et fans de vieilles pierres des alentours leur inventent des usages. Une poignée de passionnés tentent de les valoriser, le milieu de la fête alternative y trouve des lieux idéaux pour laisser libre cours à ses envies de « gros son », et les coureurs du Trail y passent, prêtant plus ou moins attention à ce patrimoine méconnu.

"A deux kilomètres de là, deux énormes brasiers flambent dans les cheminées des abris sous roc d’Estel et Jean-Marc Gros. Leur chienne monte la garde devant les portes, sous la neige. Il fait bon sous les roches, bien que la tempête s’agite au-dehors."

Il ne subsiste qu’une seule porte d’enceinte, celle de Rivotte avec son inscription « défense expresse de trotter ». Mais difficile de l’ignorer, Besançon estf une ville fortifiée. D’abord par Vauban au XVIIème siècle, qui bâtit l’imposante citadelle, des tours bastionnés et donc, des portes aux entrées de la ville. La défense est consolidée entre la Révolution et le milieu du XIXème siècle, avec la construction des forts bisontins tels que celui de Bregille, de Beauregard, le Grand et le Petit Chaudanne.

Enfin, par crainte d’une invasion allemande, une nouvelle vague de fortifications a lieu après la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Progrès technique et nouvelle longueur de tirs obligent, les forts déjà en place ne suffisent plus à protéger la ville. Le système « Séré de Rivières », du nom de l’ingénieur qui l’a imaginé, est alors mis en place le long de la nouvelle frontière...

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