« J’ai froid jusqu’au bout des rémiges »

Le chanteur bisontin Pascal Mathieu a plusieurs fois croisé la route d'Anne Sylvestre qui nous a quittés récemment. Elle suivait son travail depuis le milieu des années 1980 et le Printemps de Bourges. En 2004, elle fut la marraine du « Festival des Mots qui Sonnent et des Musiques Emparolées » qu'il avait créé au Théâtre Bacchus à Besançon. Il raconte pour Factuel ce compagnonnage artistique.

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Nous n'étions pas intimes, ni même amis au sens strict du terme, mais je l'aimais vraiment beaucoup.

je l'ai connue par ses chansons pour adultes (Petit bonhomme, Clémence en vacances, Maryvonne, Depuis l' temps que je l'attends mon prince charmant, La faute à Eve). J'avais été séduit par les textes bien sûr, la poésie qui en émanait, le second degré, l'humour dans la formulation et l'audace des thèmes abordés, mais aussi par la voix immédiatement identifiable, cette brisure délicate qui surgissait avec son poids d'émotions, la singularité de son univers, de ses mélodies, et peut être même le classicisme des arrangements...Une forme classique qui porte des propos d'une totale modernité.

Je l'ai vue pour la première fois sur scène au tout début des années 80 accompagnée par un contrebassiste, et me suis pris ce soir là une réelle leçon d'écriture. Moi qui déjà me voulais chanteur, j'ai compris qu'il allait me falloir faire de sacrés...

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