« Il n’y a pas de pire statut que celui de colonisé »

A l'occasion du soixantième anniversaire du début de la guerre d'Algérie, des enseignants en histoire-géographie de Besançon prennent des initiatives visant à libérer la parole. Soumya Ammar Khodja, qui avait 7 ans lors de l'indépendance, témoigne pour Factuel.

soumyaammarkhoadja

Combien sont-ils en Franche-Comté à avoir mal à l'Algérie ? Directement touchés, dans leur chair, dans leurs convictions, dans leurs souvenirs... Il y eut sans doute environ 30.000 appelés du contingent auxquels il faut ajouter plusieurs centaines de harkis et de pieds-noirs, mais aussi des milliers d'immigrés parmi lesquels les militants de la fédération de France du FLN collectaient des soutiens financiers.

Cela fait vraiment du monde si l'on compte les familles et les descendants de tous ceux qui ont porté les armes, ceux qui se sont engagés, en Algérie comme en France, y compris dans les mouvements réclamant la fin de la colonisation au risque de leur liberté et parfois davantage. Une conséquence politique de la guerre d'Algérie fut  l'effondrement de la SFIO et la naissance en 1960 du PSU dont Besançon fut une des places importantes. Une autre est la persistance du racisme à l'égard des Maghrébins.

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