Laurence De Cock et le roman national

L'historienne critique une conception de l'enseignement de l'histoire qui « invisibilise les acteurs sociaux, les femmes et ceux qui viennent d'ailleurs... » Auteure d'un livre sur le sujet, elle a tenu dans une librairie de Besançon une conférence suivie par cinquante personnes avec qui le débat a été intellectuellement vivifiant.

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« L'histoire est la discipline scolaire qui a le plus les faveurs des médias, pour le pire ou le meilleur... » Assis, serrés les uns contre les autres dans la libraire Les Sandales d'Empédocles où les présentoirs ont été poussés, une cinquantaine d'auditeurs écoutent l'historienne Laurence De Cock venue à l'occasion de la sortie de son dernier livre Sur l'enseignement de l'histoire. Un temps présidente du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire, elle aurait pu dire les médias et les politiciens, car elle embraye aussitôt sur ces « usages politiques » qui font tant de mal au caractère scientifique de l'histoire, en particulier ceux qui lui assignent la tâche d'enseigner le « roman national ».

De l'injonction sarkozyste aux naturalisés, d'où qu'ils viennent, à prendre pour ancêtres les Gaulois, à François Fillon insistant sur les aspects positifs de la colonisation, en passant par la captation de Jeanne d'Arc par...

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