Vaîtes : la ville de Besançon demande une dérogation au code de l’environnement

Les 3700 mètres carrés de zones humides, les petits bois et les haies, les murets et bosquets abritent plusieurs espèces protégées par la loi. Ecureuils, hérissons, crapauds, grenouilles, tritons, oiseaux… risquent de dangereusement pâtir des travaux qui semblent imminents. La préservation du bois des Bicquey est curieusement présentée comme une compensation, obligatoire, aux destructions d'habitats programmées... 

roseliere

Besançon capitale de la biodiversité, c'était en 2018. Cette année, l’écureuil roux et le hérisson d’Europe, la pipistrelle commune et la pipistrelle de Kuhl/Nathusius (des chauves-souris), le lézard des murailles et l'alyte accoucheur (un petit crapaud) vont devoir plier bagage pour laisser place à l'urbanisation des Vaîtes où 1150 logements doivent être construits sur une dizaine d'années.

La ville a en effet discrètement demandé le 15 janvier à la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, une dérogation au code de l'environnement pour « détruire, altérer ou dégrader » l'habitat de ces six espèces protégées et de quelques autres. Certes, elles n'ont pas la chance de vivre sur des zones protégées (Besançon en compte plusieurs), on n'en a pas pour autant le droit de leur faire du mal. Sauf pour un « motif d'intérêt public majeur » que la collectivité invoque, le fameux éco-quartier des Vaîtes,...

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