Guillaume Gourgues : « j’ai du mal à voir le mouvement actuel empêcher la loi travail »

Sociologue, enseignant les sciences politiques à la faculté de droit de Besançon Guillaume Gourgues, répond aux questions de Factuel.info sur le phénomène Nuit debout et ses articulations, notamment avec les quartiers populaires et les syndicats. Il estime qu'une limite du mouvement est d'être dans la parole plus que l'action, à l'inverse des Indignés espagnols ou d'Occupy Wall Street...

Maître de conférence à la faculté de droit de Besançon, Guillaume Gourgues a écrit plusieurs ouvrages sur la démocratie participative, et travaille actuellement à un projet de recherche sur les archives de Lip.

Nuit debout est-il un phénomène politique comparable à d'autres ?

Le point de départ est le mouvement du 15 mai [2011] en Espagne, le fait d'occuper des places publiques ou privées dont se sont emparés des mouvements ayant peu de ressources. C'est difficile de dire dans l'instant si Nuit debout est un phénomène politique. Mais ces mouvements essayent de s'inscrire dans l'international. La trajectoire de Bernie Sanders est par exemple liée à Occupy Wall Street. La petite bourgeoisie intellectuelle est en train de vivre un déclassement, de comprendre que le système ne fonctionne plus pour elle. Il en résulte une critique fondamentale qui essaie de construire un discours cohérent sur un certain nombre de réformes à faire. Cela fait une...

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