À bout, les intermittents occupent le CDN de Besançon et veulent amplifier leurs actions

Pour faire monter la pression et s’inscrire dans la lutte qui s’enracine dans toute la France, la Coordination des intermittents et précaires de Franche-Comté occupe depuis jeudi le Centre dramatique national de Besançon avec l’accord, fébrile, de sa direction. Un an après la mise sous cloche du monde de la culture, et face aux difficultés à venir, les intermittents du spectacle revendiquent la reconduction de « l’année blanche », qui leur assure une prolongation de leurs droits au chômage jusqu’au 31 août. Après cette date, beaucoup sombreront dans la grande précarité si rien n’est fait. Outre la réouverture des lieux culturels, ils demandent notamment aussi le retrait de la réforme de l’assurance chômage.

Le CIP FC avait mené la semaine passé une campagne d'affichage dans les rues de Besançon.

La chose était entendue et préparée, l’AG l’a formalisée : 96 pour et 8 abstentions ce jeudi matin devant la salle de concert de La Rodia à Besançon. Dans le sillage de l’occupation du théâtre de l’Odéon à Paris le 4 mars et de celles qui ont suivi dans d’autres lieux culturels en France, la Coordination des intermittents et précaires de Franche-Comté (CIP FC) décide d’investir le Centre dramatique national (CDN) de la ville « jusqu’à une réponse concrète de l’État ».

Très vite, la troupe s’élance et longe le Doubs, à pied ou à vélo, pour converger vers le lieu qui deviendra le symbole de leur lutte. Ils n’ont pas, ou presque pas, travaillé depuis un an. Chacun a une histoire différente à raconter selon son métier et sa situation. Mais tous partagent la même angoisse : un basculement rapide dans la précarité si « l’année blanche » n’est pas reconduite....

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