Révélations : l’accord signé entre GE et l’État prévoyait un centre mondial de décision à Belfort

Outre la création de 1.000 emplois, l’accord signé entre l’État français et General Electric pour l’acquisition de la branche énergie d’Alstom comportait aussi l’obligation pour la firme de maintenir ou de créer des centres de décisions mondiaux en France. L’activité turbines à gaz à Belfort, menacée par la suppression de près de la moitié de ses effectifs, est concernée. D’après le document, l’État conserve la possibilité d’attaquer GE en justice pour l’obliger à respecter ses engagements, dont presque aucun n’a été respecté.

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Dans l’accord signé le 4 novembre 2014 concernant le rachat de la branche énergie et réseaux d’Alstom qui détaillait les engagements de General Electric vis-à-vis de l’État, on connaissait les 1.000 emplois équivalents temps plein en CDI que GE devait créer en France, « essentiellement sur des emplois hautement qualifiés dans la conception et l’ingénierie ». L’année dernière, on apprenait que GE ne respecterait pas cette clause et a préféré verser 50.000 € par emploi non créé, comme l’y autorisait l’accord. Et comme elle n’en a créé aucun, la multinationale s’est acquittée d’une somme de 50 millions € à l’État qui servira à abonder un fonds de revitalisation. Lors de sa visite à Belfort le 3 juin, Bruno Le Maire indiquait que cette somme participerait à capitaliser une nouvelle filiale de GE dans cette ville dédiée à l’aviation (et dont les fonds proviendraient à part égale de GE et de l’État, plus ces 50 millions...

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