Denis Salas : « la justice est plus dans la réparation émotionnelle qu’indemnitaire »

Magistrat et essayiste, enseignant à l'Ecole Nationale de la Magistrature, secrétaire général de l'Association française pour l'histoire de la justice, il participait cette semaine à un colloque sur « l'avènement juridique de la victime » à la fac de droit de Besançon. Il critique le « populisme pénal » et « l'utopie sécuritaire ».

Denis Salas

« La victime est omniprésente, et partout ambigüe : il arrive souvent, en effet, que le coupable soit la première victime des actes qu'il reproduit mimétiquement ; qu'un coupable devienne victime de l'institution judiciaire ou pénitentiaire ; qu'un coupable soit lui-même la victime d'un coupable plus grand ou plus fort », écrit Boris Bernabé pour le Centre de recherches juridiques de l'Université de Franche-Comté.  Jeudi et vendredi, le centre organisait deux journées de réflexion sur « L'avènement juridique de la victime ». Denis Salas, magistrat et essayiste, enseignant à l'Ecole Nationale de la Magistrature, secrétaire général de l'Association française pour l'histoire de la justice, est intervenu.Dans La Justice dévoyée - Critique des utopies sécuritaires paru en 2012, il sonnait l'alarme sur la tentation du « populisme pénal », le démantèlement du droit éducatif des...

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