Bruno Medjaldi, peintre : « c’est la première fois que je fais quelque chose que je ne maîtrise pas »

Après les Révoltes arabes, l'artiste bisontin présente jusqu'au 11 juin un travail où l'humanité se fond dans un bestiaire où il côtoie dans le même marigot poissons, oiseaux et quelques monstres... Il nous parle de sa peinture, forcément politique, mais aussi de sa réflexion d'ancien responsable local du PS et de la préparation des municipales.

Bruno Medjaldi

La peinture de Bruno Medjaldi provoque souvent un choc. Elle s'impose au regard par ses couleurs, son grouillement de vie, ses amalgames de visages, sa juxtaposition de postures, de détails et de symboles. Elle fige mille instants photographiques en une scène unique et multiple. On a parlé d'attitude journalistique. Il y a aussi un fond historique et politique.

Les Printemps arabes l'avaient inspiré, il en fit une exposition forte et sensible. Il avait peint la tension et l'espoir, l'enthousiasme et les démons un temps réfrénés. Aujourd'hui, il peint la fragmentation de l'humanité, la dislocation des sociétés, l'irruption de l'animalité. Des serpents et des oiseaux deviennent ses personnages, des poissons se mêlent aux humains, faisant parfois penser à ces naufrages en Méditerranée au point qu'on songe à cette pièce d'Angelica Liddell Et les Poissons partirent combattre les hommes... Cette auteure dramatique espagnole juge nécessaire de «...

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