Taxi Téhéran : filmer l’interdiction de filmer

Jafar Panahi cinéaste iranien est sous le coup d’une interdiction de filmer ; avec « Taxi Téhéran » tourné dans l’habitacle d’une voiture avec des petites caméras, il fait acte de résistance.

taxi

Une rue de Téhéran filmée de l’intérieur d’une voiture. Des visions imprécises de la ville. Peu à peu, nous prenons conscience que nous sommes dans un taxi où sont installées deux ou trois caméras. Une qui regarde le chauffeur (Jafar Panahi lui-même) et les autres, le ou les passagers à l’arrière. A l’avant un homme un peu roublard dit qu’il faudrait exécuter les voleurs d’autoradios. A l’arrière une femme refuse ce discours répressif. C’est ainsi que commence la virée cinématographique du film « Taxi Téhéran » (Ours d’or du dernier Festival de Berlin).

Avant tout, précisons que Jafar Panahi a été condamné à six ans de prison en 2010 ; il est  encore sous le coup d’une interdiction de filmer et de se montrer en public à la suite de son soutien au mouvement qui s’opposait à la réélection frauduleuse de Mahmoud Ahmadinejad à la présidence de la...

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