« Sans nous, la justice ne pourrait pas fonctionner »

Les conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation réclament des moyens pour bien travailler. « Au-delà de 60 ou 80 dossiers, on ne fait plus du bon travail. Quand on a plus de 150 dossiers - j'en ai 160 en ce moment -, le cerveau ne peut pas tout emmagasiner, on n'est plus disponible pour les gens », explique une professionnelle.

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Ils sont quinze à Besançon et n'ont pas le droit de grève. Comme les policiers, les magistrats ou les surveillants de l'administration pénitentiaire. En cette journée de mobilisation contre la loi travail, leur mouvement aurait pu passer inaperçu, mais ils l'ont entrepris à l'heure du déjeuner en se rassemblant devant le palais de justice de Besançon avec une banderole interpellative : « savez-vous qui nous sommes ? »

Conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation, ce sont eux qui suivent les personnes condamnées. Cinq d'entre eux travaillent à la maison d'arrêt et répondent aux sollicitations des détenus. Les dix autres travaillent en milieu ouvert pour mettre en œuvre avec les condamnés les obligations prononcées par les juges : injonction de soins, de travailler, de payer une pension alimentaire, une amende... « On passe d'un coup de fil où on désamorce une bombe en trouvant par exemple du travail à quelqu'un, à un autre avec quelqu'un...

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