Moi, Daniel Blake : l’ultralibéralisme est un totalitarisme

Dix ans après Le Vent se lève, la seconde Palme d'or de Ken Loach au festival de Cannes est un film réalisé sous le coup d'une juste colère contre l'humiliation réservée aux pauvres par une bureaucratie plus kafkaïenne que jamais, s'appuyant sur le numérique et l'injoignabilité des décisionnaires.

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On peut prétendre qu'en attribuant la palme d'or à Moi, Daniel Blake, le jury de Cannes a voulu saluer l'œuvre de Ken Loach plutôt que ce film là. On peut, comme le font Les Échos ou Le Figaro en saluant le courage des personnages de ce film né de la colère du cinéaste, ne pas voir qu'il est une charge impitoyable contre l'ultralibéralisme et son usage totalitaire des technologies numériques.

Le scénario est d'une simplicité absolue. Daniel Blake, menuisier de 59 ans, veuf et sans enfant, se remet d'un infarctus à Newcastle. Son médecin lui interdit de travailler, mais les logiciels de l'aide sociale, confortés par l'injoignabilité manifestement organisée des « décisionnaires », s'acharnent pour lui refuser l'accès aux indemnités. Il est donc tenu de passer 35 heures par semaine à rechercher un emploi. Il finit par en trouver un qu'il doit refuser en raison de son état de santé... et se fait insulter par l'employeur.

Craquer de honte, de...

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