« Il n’y a pas un film qui montre des ouvriers… » (troisième partie)

Censure contestée d'un film de Rivette en 1966 (ci-contre La Religieuse), échec du pouvoir à mettre la main sur la Cinémathèque en avril 1968, interruption du Festival de Cannes le 19 mai, création des Etats généraux du cinéma... « Il n’y a pas un film qui montre des ouvriers. Nous sommes en retard », se fâchait Jean-Luc Godard. Après la légèreté de la Nouvelle Vague surgit un cinéma ancré dans la question sociale.

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Le Cinéma a vécu une époque florissante sous l’Occupation et s’est désengagé dans l’immédiat après-guerre en proposant des fictions sans intérêt peu affectées par les problèmes de société.

Mai 68 sera l’exception et en même temps la prise de conscience qu’entre ces deux mondes, le cinéma et les grèves, il existe bien une porosité : curieusement les premières luttes du cinéma précèdent de peu mai 68. Peu à peu le cinéma se réveille et rejoint le corps social en grève.

L’affaire de la Cinémathèque

Il est difficile de parler de l’Affaire de la Cinémathèque sans évoquer la censure de La Religieuse de Rivette qui provoque déjà un véritable tollé lors de l’interdiction du film à l’exploitation et à la distribution le 31 mars 1966. Godard interpelle Malraux alors Ministre de la Culture et le film sera réhabilité en 1967.

Cet événement crée une première prise de conscience de la...

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