Grandeur et misère d’une audience correctionnelle à distance

Plus de vingt minutes pour établir la communication par visioconférence entre le tribunal de Besançon et la prison de Valence... La plaidoirie d'une avocate recouverte par de la friture sur la ligne... La numérisation de la justice se signifie pas forcément sa modernisation...

Tribunal de Besançon, audience correctionnelle, mercredi 23 mai.

L'audience a pris un peu de retard. Soudain, un écran se déroule en sortant du plafond. Une visio-conférence se prépare. De longues minutes, la sonnerie de l'appel téléphonique retentit dans le vide. Soudain, le visage d'un gardien apparaît à l'écran : « on ne vous entend pas, rappelez », dit-il. Rebelote : « on ne vous entend quasiment pas, ça vient de chez vous, augmentez le volume... » Nouvel appel : « donnez un numéro, on vous rappelle... »

La greffière cherche dans l'annuaire interne. On entend peu après un appel qui s'affiche à l'écran comme celui du « parloir du centre pénitentiaire de Valence ». Le gardien cède la place à un homme en polo qui dit « j'entends doucement... » On entend des trifouillages techniques, puis tout d'un coup « ah, ça va mieux... » Il est 13h55 et l'audience programmée à 13h30 peut commencer.

« Je n'ai pas...

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