Des drones qui interrogent

Si la dotation de drones policiers n’est encore qu’un vague projet, des tests réalisés le 6 mai dernier à Besançon posent question. Le commissariat local est resté peu loquace à ce sujet, mais tente de rassurer. Juristes, associations, figures syndicales, et partis politiques craignent à terme une utilisation dans le cadre de mouvements sociaux et une extension du contrôle et de la surveillance des individus.

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Associés aux théâtres militaires ou aux régimes dictatoriaux, les premiers drones sécuritaires français ont été expérimentés par la police dès 2008 dans une optique de suivre manifestations et quartiers sensibles. Il s’agit de petits appareils télécommandés embarquant une caméra sophistiquée, dirigés par un agent spécialement formé et habilité à ce type de maniement. Avec une manette et un écran, ils peuvent depuis les airs observer des frontières ou des foyers d’incendie, délivrer un message enregistré par des haut-parleurs intégrés et bien sûr, enregistrer des prises vidéos de scènes de violences urbaines ou à des fins de renseignements. Survolant le ciel incognito, parfois à plusieurs centaines de mètres au-dessus des têtes, les modèles en question peuvent ainsi fournir avec précision gestes et visages aux enquêtes.

Le journal « l’Est républicain » a publié un article le 10 mai dernier à l’occasion d’un...

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