Démolition de la Rhodiaceta : l’enjeu de la mémoire ouvrière

La friche industrielle faisait tâche depuis la fermeture de 1983 pour cause de délocalisation. Propriétaire après un long combat judiciaire, la ville de Besançon a lancé mardi la démolition qui doit déboucher sur un parc urbain en 2019. Une dizaine d'anciens ouvriers, maintenant retraités, avaient amené des photos de luttes...

 

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« Ça fait quelque chose... » Daniel Beaumont regarde fixement le bras de la pelleteuse de l'entreprise Ferrari-Démolition agripper maladroitement le mur de parpaings qui bouche l'entrée du personnel de l'ancienne usine Rhodiaceta. Dans la cabine de la machine, le maire Jean-Louis Fousseret est aux manettes, supervisé par le conducteur de l'engin. C'est le début d'un chantier de deux ans qui doit faire quasiment table rase de la friche industrielle qui mine les Prés-de-Vaux depuis la fermeture de la fabrique de nylon et tergal en 1983.

L'émotion se lit sur le visage de la dizaine d'anciens de la Rhodia qui, comme Daniel Beaumont, sont venus assister à cet événement un peu artificiel de remise symbolique des clés de l'endroit aux démolisseurs qui travaillent pour la filiale d'une filiale, Colas, du groupe Bouygues. Propriétaire du site de puis deux ans, alors que le long conflit judiciaire avec Christiane Loiseau n'est pas encore à son épilogue, la...

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