Questions éthiques et fin de vie en réanimation (6)

Infirmière volontaire pour être renfort face à la pandémie au CHU de Besançon, Aline n'avait jamais travaillé en réanimation. Sa sixième chronique aborde avec sensibilité et pudeur l'importance des dernières volontés, des directives anticipées, des derniers instants avec les proches.

ethique

Un soir, avec les collègues, on a essayé de compter les différentes personnes qu’on avait vu mourir dans le service ou dont on savait qu’elles étaient mortes. On est cinq infirmières et chacune propose une estimation différente. On a cherché, en regardant dans l’agenda des entrées/sorties où sont indiqués les noms des personnes qui ont quitté le service soit pour aller dans un autre service soit suite à leur décès. Difficile de faire ce genre de calcul car il faudrait pouvoir suivre les flux des patients et leur devenir une fois sortis du service. Une chose revient toutefois, dans le discours des soignants qui travaillent en réanimation, c’est qu’il y a moins de décès qu’habituellement et ils estiment qu’ils font moins de toilettes mortuaires depuis la crise. On finit par se dire qu’en un mois et demi une dizaine de patients sont décédés (sur une cinquantaine de patients accueillis). On essaie de se souvenir, il y a eu un homme dans telle...

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