Mai 68 : la cheffe de gare de Saint-Lothain obtient un jour de congé hebdomadaire…

Les petites gares ont longtemps été confiées à des femmes sans le statut cheminot, les agents de PAG, les points d'arrêt gérés... La fille de l'une d'elles raconte ce qu'était ce quotidien immuable, entre le déjeuner interrompu par le train, le poisson frais du vendredi, le remplaçant qu'il fallait payer pour prendre un congé...

gare

« Tiens, ils ont refait les fenêtres... Ce sapin, c'est mon père qui l'a planté, enfin repiqué... Et cette haie, elle n'existait pas, à la place il y avait les escaliers de la gare... » J'accompagne Orane Chalvet, ancienne éducatrice spécialisée, sur les lieux de son enfance, la gare de Saint-Lothain, village vigneron du Jura, entre Poligny et Lons-le-Saunier. Rencontrée à l'occasion d'un spectacle, elle m'avait raconté comment sa mère, qui travaillait sept jours sur sept comme agent de PAG, ou point d'arrêt géré, avait, en mai 1968, protesté et obtenu un jour de congé hebdomadaire...

Qu'est-ce qu'un agent de PAG ? « Certaines gares sont tenues, non par un agent du cadre, mais par une gérante. Ces dispositions permettent d'économiser des bouts de chandelles en faisant faire le travail par des gens sous payés n'ayant pas le statut de cheminot », explique sur son site Gilbert Gillet, cheminot bourguignon décédé en 2009 (voir ici puis onglet...

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