Des jeunes Bisontins ont ouvert un squatt pour migrants à la rue

Ils ne supportaient plus que des familles entières de demandeurs d'asile, fuyant notamment les violences persistantes en Albanie, se voient refuser des hébergements pendant l'instruction de leur dossier. Il y a un mois, ils ont investi un grand appartement vide depuis plusieurs années à deux pas du centre-ville et proposent de signer un bail précaire.

Des jeunes Bisontins ont ouvert un squatt pour migrants à la rue

Une sonnette avec quelques noms, on appuie. Une voix dans l'interphone, on pousse la porte et on grimpe à l'étage indiqué. Camille nous accueille dans le hall vétuste mais en bon état d'un grand appartement bourgeois, inoccupé depuis plus de sept ans. Des câbles électriques courent dans le couloir. On a commencé à refaire l'électricité qui n'était plus aux normes : « ça a été supervisé par un professionnel ».

Camille ouvre la porte de la première pièce, une chambre d'une vingtaine de mètres carrés. Il n'y a personne, mais trois matelas sont posés sur le sol avec draps et couvertures. C'est le « sleeping », destiné à une « occupation non permanente, pour les gens de passage une nuit. Nous essayons d'établir un turn-over ». Deux grands placards ont été spécialisés. L'un est une « zone de gratuité » où sont rangés des vêtements issus de dons. Il y en a assez, mais une affichette liste les autres besoinscontact :...

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