Urgences : « un message de découragement… »

A quelques jours de la manifestation nationale du 23 juin en faveur des hôpitaux de proximité, une trentaine de comités locaux se sont réunis à Lure alors que se trame la refonte estivale du système sanitaire. Un débat a mis en lumière l'impasse dans laquelle sont les urgences alors qu'un récent « décret assassin » permet de remplacer des urgentistes par des médecins d'astreinte non spécialistes...

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« Nous n'allons pas dans le mur, nous y sommes ». Elle est sévère cette petite phrase du communiqué de l'AMUF (association des médecins urgentistes de France) réagissant au décret du 31 mai dernier ouvrant la porte au fonctionnement des urgences en « mode dégradé », l'expression est de l'administration. Autrement dit, les services à faible activité - 11.500 entrées par an, soit une trentaine par jour - auraient recours à un médecin d'astreinte en lieu et place d'un second urgentiste dès lors que le premier, devenu unique, sera en intervention.

Sévère, le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs l'est aussi. Il estime que ce décret met les patients « en danger » et constitue un « message de découragement adressé aux urgentistes ». Le SNPHAR dénonce une mesure qui « mettra face à face des organisations inadaptées et des équipes en sous-effectifs, dans des structures en situation récurrente et...

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