PS, un parti en drôle d’état à deux jours du congrès

Les adhérents socialistes comtois, comme au niveau national, ne se sont pas bousculés pour participer aux élections internes qui déterminent théoriquement l'orientation et la gouvernance du parti du président qui tient fermement les manettes. Le Jura a voté pour la motion de Karine Berger, les trois autres départements pour la motion de Jean-Christophe Cambadelis.

21 janvier 2015, action de la CGT commerce du Doubs devant le siège du PS à Besançon contre ce qui n'est alors que le projet de loi Macron. Symbole de la fracture entre le PS et le salariat.

A quelques jours du congrès de Poitiers, le PS est dans un drôle d'état. La victoire aux scrutins internes de la ligne sociale-démocrate, voire sociale-libérale, est une victoire par abandon. La motion A n'a obtenu qu'une piteuse majorité relative, à peine meilleure que le vote sur son nom obtenu par Jean-Christophe Cambadelis. Certes, en démocratie, ce sont les suffrages exprimés qui comptent. Sur ce plan, le succès est net : les soutiens au gouvernement ont davantage mobilisé que les socialistes critiques. Mais les plus nombreux sont ceux qui n'ont pas participé. Comme si le premier parti de la gauche sonnait creux, comme s'il était en partie vide. Ou seulement rempli de ses élus et de ses collaborateurs d'élus. Déserté par les militants de base.

Une anecdote. La fédération de Haute-Saône, qui a réussi à conserver le département il y a deux mois, a répondu en un instant à notre demande de communication des résultats des...

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