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Les brèves

Un ancien patron de SDIS défend l'extension du port du masque

brève

Lundi 23 mars 2020 / La rédaction

Colonel de sapeurs-pompiers à la retraite, Daniel Conversy estime nécessaire « le port systématique d’un écran, c’est à dire un masque par l’ensemble de la population autorisée à se déplacer selon les 5 conditions restrictives actuelles doit aussi être imposé pour faire barrière à la contagion. »

« Halte aux mensonges et à l’incompétence de nos gouvernants ! » Colonel de sapeurs-pompiers à la retraite et ancien Directeur départemental de services d’incendie et de secours, ancien suppléant LFI aux législatives de juin 2017 à Besançon, Daniel Conversy a la critique sévère. Dans un mail adressé à notre rédaction, il analyse la crise du conoravirus au vu de son « passé opérationnel » et en conclut que « le gouvernement nous berne depuis le début de l’épidémie du Covid19 » et défend l'extension du port du masque. Il développe ainsi son argumentation : 

« - On nous dit que ce sont les porteurs du virus qui le propagent par les particules projetées lors de la toux et l’éternuement.
- on nous dit que les porteurs du virus peuvent ne pas présenter de symptôme et donc ignore leur contamination.
- on nous dit que les porteurs du virus doivent porter un masque (chirurgical)

- En résumé, comme il n’y a pas de test systématique, on ignore qui sont les porteurs. 

Bien que je n’ai aucune expérience en matière épidémiologique, j’ai toujours agi lors de mes interventions opérationnelles pour protéger les intervenants et les personnes impliquées d’un risque quel qu’il soit, en les éloignant ou en installant un écran. En conséquence, le port systématique d’un écran, c’est à dire un masque par l’ensemble de la population autorisée à se déplacer selon les 5 conditions restrictives actuelles doit aussi être imposé pour faire barrière à la contagion.

Mais le gouvernement persiste à dire que le port systématique est inutile car il sait que la France ne dispose pas d’une quantité suffisante de masques pour protéger sa population compte tenu de la baisse régulière des budgets de santé depuis de nombreuses années. »



Le point de l'ARS : 359 patients hospitalisés dont 100 en réanimation

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Dimanche 22 mars 2020 / La rédaction

Selon l'Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté, « les établissements hospitaliers font face à une augmentation rapide des hospitalisations en déployant des capacités supplémentaires »

Communiqué._ L’épidémie poursuit sa progression dans notre région, avec aujourd’hui 359 patients hospitalisés, dont 100 sont placés en réanimation, et on déplore 51 décès au total. Le département de l’Yonne passe en situation épidémique.

La montée en puissance des établissements de santé publics et privés en matière de capacité d’hospitalisation et en particulier de réanimation se poursuit. Grâce à leur préparation et à leur anticipation les 359 patients désormais hospitalisés, dont 100 sont placés en réanimation, sont accueillis sans saturation des capacités.

Au cours de la semaine à venir, l’objectif de 300 places de réanimation dédiées à la prise en charge des patients atteints du Covid-19 devrait être atteint, en prévision de l’augmentation du nombre de malades graves attendue dans les prochains jours.

Le département de l’Yonne rejoint les territoires en situation épidémique

Le département de l’Yonne rejoint les 6 autres départements de la région déjà identifiés comme des territoires où le virus circule activement.

Seule la Nièvre reste à ce jour en deçà des seuils épidémiques déterminés par Santé Publique France.

 

285 malades hospitalisés dont 79 placés en réanimation et 36 décès selon l'ARS

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Samedi 21 mars 2020 / La rédaction

L'Agence régionale de santé Bourgogne-Franche-Comté annonce la mobilisation « dans les prochains jours » de 250 lits de réanimation supplémentaires.

Communiqué._ L’épidémie poursuit sa progression dans notre région, avec aujourd’hui 285 malades hospitalisés, dont 79 sont placés en réanimation, et on déplore 36 décès au total. Le respect des consignes de confinement et la pratique des gestes barrière sont plus que jamais indispensables pour freiner la propagation du virus.

L’anticipation du système de prise en charge se poursuit, avec une mobilisation totale des équipes hospitalières et des professionnels de santé du premier recours.

Le secteur hospitalier poursuit sa préparation pour prendre en charge de plus en plus de cas graves. Les établissements de santé ont d’ores et déjà mobilisé une capacité supplémentaire de près de 250 lits de réanimation dédiés aux patients atteints du Covid-19, en prévision de l’augmentation du nombre de malades graves attendue dans les prochains jours.

Un renfort apporté par les établissements privés

L’ARS salue la coopération qui se met en place entre les établissements publics et privés. Les équipes médicales et soignantes des établissements privés se rapprochent des équipes des établissements hospitaliers publics pour travailler ensemble à la prise en charge des patients au sein des établissements de première et deuxième lignes en particulier. Dès lundi, des équipes seront ainsi opérationnelles dans plusieurs établissements, intégrant des professionnels du secteur privé.

La téléconsultation en médecine de ville : un accès facile pour le patient

Une plateforme de télémédecine est désormais accessible gratuitement à tous les médecins, pour réaliser des téléconsultations web au domicile des patients. Les modalités d’accès sont très simples pour le patient : celui-ci appelle son médecin traitant, qui décide de lui proposer la téléconsultation, s’il la juge médicalement adaptée à sa situation.

L'association des maires du Jura demande le report de l'élection des maires

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Jeudi 19 mars 2020 / La rédaction

Crise sanitaire, multiplication des réunions, articulation entre conseils municipaux - pourvus dès le premier tour ou non - et les intercommunalités… Les arguments ne manquent pas à l'AMJ qui propose que l'on patiente jusqu'au second tour. Peu après, le gouvernement a décidé ce report au moins jusqu'en mai où on avisera…

Dans une lettre ouverte au préfet et aux parlementaires, signée par le président Bernard Mamet (Les Rousses), le bureau de l'association des maires du Jura réclame le report après le second tour et « sans délai de l’élection des maires et adjoints prévue ce week-end ».

Outre les questions sanitaires auxquelles il est difficile de faire face quand se multiplient les réunions, l'AMJ pointe les problèmes d'articulation entre les conseils municipaux et les intercomunalités. l'Association des maires de France propose pour sa part un report d'une semaine et un aménagement des modalités d'élection (voir ici)

Voici le texte de la lettre de l'AMJ, également accessible sur le site de l'association, ici.

« Suite à l’annonce du maintien des installations des conseils municipaux élus au premier tour et à l’élection du maire et des adjoints, les membres du bureau de l’AMJ déplorent cette décision qui va à l’encontre de toutes les mesures demandées par le Gouvernement face à la crise grave et inédite à laquelle la France fait face depuis plusieurs semaines.

Alors que tout le pays est en confinement, que tous les spécialistes demandent à limiter les déplacements et les réunions, cette décision du gouvernement parait de jour en jour plus irréaliste et insensée.

Des adhérents de plus en plus nombreux font part de leur incompréhension et nous alertent sur les difficultés que cela représente dans l’incapacité de pouvoir respecter les mesures barrières minimales : salles trop petites, déplacement de personnes potentiellement malades, porteuses du virus ou fragiles (santé, âge).

De nombreux nouveaux élus nous informent qu’ils ne se déplaceront pas, les quorums ne seront pas atteints, de nouvelles convocations devront être établies, surcroit de tension dans une période déjà complexe.

Après cette mise en place, l’installation des conseils d’EPCI va entrainer des déplacements et réunions alors que la situation se sera encore dégradée.

Quel intérêt de faire siéger des assemblées provisoires composées d’anciens et de nouveaux élus pour un délai court et de recommencer ensuite ? On pourrait se dispenser de cette démarche alors que le Pays devra se remettre de cette crise sanitaire.

Les élus locaux notamment dans les communes rurales attendent davantage d’attention, de réalisme et de pragmatisme.

Aussi et sans délai les membres du bureau demandent le report de l’élection des maires et adjoints prévue ce week-end, après le second tour.

Les Maires et exécutifs en place sauront assumer leurs responsabilités et leurs missions de service public pendant cette période transitoire comme ils l’assurent depuis 6 ans. »

Besançon : Ensemble ! appelle à voter pour une des trois listes de gauche

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Mercredi 11 mars 2020 / La rédaction

Communiqué._  « Ensemble! (Mouvement pour une alternative de gauche écologiste et solidaire) constate la présence de plusieurs listes de gauche pour l’élection municipale à Besançon. Au moment où de nombreux mouvements sociaux montrent une implication citoyenne importante, Ensemble! rappelle que l’objectif doit être une démocratie authentique au service d’objectifs sociaux et écologiques bénéficiant en premier lieu à celles et ceux qui vivent du fruit de leur travail et pas à celles et ceux qui « parasitent » la société.

L’élection municipale est l’échéance électorale qui permet de s'impliquer en politique au plus près des préoccupations des citoyen·ne·s. Des membres d’Ensemble ! se sont impliqués, soutiennent ou font campagne pour les listes conduites par Anne Vignot ou Claire Arnoux.

Dans cette configuration de concurrence à gauche Ensemble! appelle les électrices et électeurs à se mobiliser contre les listes qui se situent à droite (afin qu’elles n’aient aucune perspective de gagner la ville) et à voter le 15 mars pour les listes de gauche (Besançon par Nature, Besançon Verte et Solidaire et Faire entendre le camp des travailleurs). »

Jura : 300 manifestants bravent la pluie contre le 49-3

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Jeudi 5 mars 2020 / La rédaction

A l'appel de l'intersyndicale CGT-FSU-FO-Solidaires, environ 300 personnes ont manifesté lors de trois rassemblements jurassiens où les Gilets jaunes étaient bien représentés. Elles étaient une trentaine à Saint-Claude, une bonne centaine à Dole et plus de 150 à Lons-le-Saunier où la permanence de la députée LREM Danièle Brûlebois a une nouvelle fois été l'objet des sarcasmes. Les manifestants avaient récemment déposé des chaussures pour fustiger les parlementaires « godillots ». Ce jeudi 5 mars, ce sont un « mouton d'or » et une « banane d'or » qui ont été sommairement fixés sur sa plaque…

A Dole, Antoine Cordier, le secrétaire de l'UL CGT a assuré que LREM et ses alliés seront sanctionnés dans les urnes des municipales. L'intersyndicale a donné rendez-vous pour une journée nationale mardi 31 mars.

Face au « 49.3 », la mobilisation contre la réforme des retraites reprend

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Lundi 2 mars 2020 / Toufik-de-Planoise

Environ 300 personnes s’étaient réunies ce lundi soir sous une pluie battante devant la préfecture du Doubs à Besançon. Ils ont dit leur colère et leur consternation après l’emploi du 49.3 par le gouvernement, ce qui lui permet d’adopter sans débat et sans vote son projet de réforme des retraites. À l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, et SUD/Solidaires, les manifestants voulaient marquer le coup après une première tentative la veille, spontanée mais chétive. À Montbéliard et Belfort, ils étaient une cinquantaine, tout aussi déterminés à « aller jusqu’au retrait ».

Les Gilets jaunes étaient aussi présents devant la préfecture pour dénoncer l'usage du 49.3 par le gouvernement.

Ce mouvement, qui dure désormais depuis près de quatre mois, a connu d’importantes grèves et démonstrations de rue. Bien sûr y compris dans la capitale comtoise, qui a connu ses heures d’affluence notamment le 5 décembre dernier avec plusieurs milliers de participants. Mais cela n’a pas suffi à faire plier le gouvernement. Mais les plus téméraires le promette à coup de slogans, « on ne lâchera rien jusqu’au retrait. » La plupart espèrent encore pouvoir changer la donne, c’est pourquoi les rendez-vous se multiplient dans toute la France.

 Localement, le rassemblement s’est mué en « cortège sauvage » dans les artères du centre historique. Le local du candidat LREM Eric Alauzet essuiera de nombreux crachats, pour le reste les conséquences se limiteront à la perturbation des transports et des voies de circulation. Jusqu’au retour à Préfecture vers 19 h, où quelques bacs de poubelles sont disposés pour faire barrage et les ordures vidées sur la préfecture. Tout le monde s’est dispersé dans le calme, avec en tête le nouveau rendez-vous fixé par l’intersyndicale ce mardi 3 mars : un rassemblement à 17 h 30 devant la permanence du député Éric Alauzet rue de Belfort. Des rassemblements avaient aussi eu lieu à Belfort hier et ce matin, et à Montbéliard, où une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées ce soir sous des trombes d’eau également.

1 000 manifestants à Besançon ce jeudi

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Vendredi 7 février 2020 / Toufik-de-Planoise

À l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, SUD/Solidaires, MNL, UNEF, et UNL, un cortège « métro-boulot-caveau » était organisé ce 6 février. Engagé depuis le 5 décembre dernier, le mouvement entendait démontrer qu’il ne faiblissait pas. Esplanade des Droits de l’Homme près de la Mairie à 11 h, le pari fut en partie gagné. Entre 900 et 1 200 personnes s’étaient ainsi retrouvées, un score honorable après plus de deux mois et une neuvième mobilisation nationale. Les organisateurs ont enchaîné les allocutions, avant de partir déambuler dans la vieille ville.

Mots-clés: retraites

La CGT évoquait ainsi le récent camouflet infligé au gouvernement par le Conseil d’État, alors qu’un autre intervenant s’appuyait quant à lui sur le dernier sondage toujours favorable aux grévistes et au mouvement social. Solidaires n’a pas hésité pas à enfoncer le clou, « en colère face à la liquidation du programme du CNR » et fustigeant certains élus prompt à dénoncer « des actes anti-démocratiques, comme l’a dit Fousseret, qui se sont déroulés devant les permanences ». « Voilà que les tyrans ce serait nous, les manifestants, qui n’avons pas même le pouvoir de nous faire entendre », dit encore la représentante.

La FSU explique qu’à Dole un professeur a été mis à pied quatre mois après une action contre le déroulement des épreuves E3C. Le syndicat accuse l’administration de « placer cet enseignant en situation de bouc émissaire pour casser la mobilisation ». Côté FO la répression est également soulignée, listant de la venue chahutée d’Emmanuel Macron le 16 novembre 2018, au nassage des protestataires lors de la visite de Laurent Nunez le 31 janvier, en passant par les garde-à-vues et incarcérations durant les « Gilets jaunes », les interdictions préfectorales dans le secteur, ou encore l’altercation au commissariat de la Gare d’eau ce 27 janvier. « Leur version du dialogue social », conclut l’oratrice.

Éducation nationale, blouses blanches, étudiants, cheminots, paysans, retraités, et Gilets jaunes, étaient particulièrement visibles. Plusieurs pancartes exhortaient à la fin du « Macronavirus » ou au « respect de la loi par la police », quand d’autres brodaient « prof’ à Planoise, femme, quatre enfants, — 1000 € » ou « la retraite avant l’arthrite. » La foule lancée sur Chamars, elle s’est froidement confrontée à 11 h 30 aux uniformes qui bloquaient l’avenue de la Gare d’eau. Avant de reprendre sans heurts, jusqu’au final à la Préfecture avec un « die-in » et dispersion vers 13 h 30.

Lons-le-Saunier : la justice prononce l'expulsion du squat « Maison du peuple »

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Samedi 1 février 2020 / Daniel Bordür

Julien Da Rocha, Jean-Luc Buguet et leur avocate à la sortie de l'audience.

Statuant en référé le juge judiciaire a a estimé que l'occupation de l'ancienne gare routière, désaffectée depuis plusieurs années et transformée en « maison du peuple » revendicative, était un « trouble manifestement illicite portant atteinte au droit de propriété de la ville ». Les militants qui l'occupent depuis le 9 janvier, Julien Da Roha et Jean-Luc Buguet, tous deux gilets jaunes, doivent libérer les lieux pour lundi 3 février à 8 heures.

La plupart des arguments juridiques avancés par leur défenseure, Laurence Bobillier-Monnot, ont été rejetés par la juge Florence Laï. L'avocate avait ainsi plaidé l'absence d'urgence, ainsi que plusieurs points d'irrecevabilité dont l'absence de capacité de la ville à agir. Ce point a été tranché par la fourniture, tard dans la nuit précédent l'audience du 29 janvier, d'un acte de vente d'un entrepôt postal de 68 m² utiles à la ville… Et ce malgré le fait que le bâtiment ait selon les squaters une superficie d'environ 100 m²…

Ils avaient aussi avancé l'absence de proposition amiable de la part de la ville, mais l'avocate de la collectivité, Aurélie Degournay, a convaincu la magistrate que l'intervention du premier adjoint au maire et d'un représentant de la préfecture avait débouché sur le refus de partir des occupants, « positionnement […] caractérisant l'impossibilité d'une tentative de conciliation, laquelle ne pouvait avoir pour objet que la libération des lieux occupés », les squaters étant du coup « mal fondés à se prévaloir du non respect d'une telle procédure amiable à laquelle ils sont manifestement opposés ».

L'avocate de la ville avait enfin ironisé à l'audience sur le fait que MM Da Rocha et Buguet pouvaient être expulsés puisqu'ils ne sont pas SDF et résident habituellement dans de vraies logis. Ils n'ont cependant pas été condamnés à une astreinte en cas de maintien dans les lieux, ayant expliqué qu'ils partiraient en cas d'injonction judiciaire. 

Veolia confirmé pour la gestion de l'eau dans le Pays de Montbéliard

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Jeudi 30 janvier 2020 / Guillaume Clerc

Les élus de Pays de Montbéliard Agglomération ont confirmé le vote pour une délégation de service public de l'eau au profit de Veolia. Après un débat houleux où l’étude de référence a été jugée partiale au détriment d’une régie publique et une précipitation qui en interroge beaucoup, le vote s’est tenu à bulletin secret et dans un isoloir.

Mots-clés: eauMontbéliard
L'isoir était déjà là au début du débat de la séance du conseil communautaire de Pays de Montbéliard Agglomération ce 30 janvier.

Veolia continuera à gérer l'eau à Montbéliard. Les élus de Pays de Montbéliard Agglomération ont confirmé le vote du 12 décembre qui laissait à l’entreprise la délégation de service public de l'eau. La préfecture avait jugé ce premier vote "entaché d'illégalité" parce que l'agglomération n'avait pas encore la compétence "eau"à ce moment.

Lors du débat, l'étude de référence facturée 400.000 € à un cabinet proche de Véolia et qui va dans son sens "en pipant les dés" a été dénoncée, car elle impute une charge d'exploitation majorée à la régie publique. En augmentant par exemple la masse salariale d'une gestion publique du fait d'un supposé plus fort absentéisme.

La précipitation avec laquelle ce dossier est traité en agace certains, qui parlent de "déni de démocratie". Charles Demouge, président de l'agglo, a dû défendre le contrat qu'il a signé avec Véolia dès le 5 janvier, après le vote du 12 décembre qu'il savait fragile juridiquement, et avant la confirmation de ce 30 janvier.

Certains élus, craignant des pressions, ont tenu à ce que cette confirmation se tienne à bulletins secrets et avec un isoloir. Résultat : 61 oui, 50 non et un blanc. La vingtaine de manifestants en faveur d'une régie publique, présents devant les portes de l'administration puis dans le hall pour suivre les débats sur écran, n'aura pas suffi.

50% des professeurs d'école du Doubs en grève vendredi 24 janvier

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Jeudi 23 janvier 2020 / La rédaction

Selon le SNUipp-FSU, premier syndicat du premier degré, de très nombreuses écoles seront fermées dans le Doubs vendredi 24 janvier dans le cadre de la mobilisation intersyndicale (CGT, FO, FSU, CFE-CGC, Solidaires) pour le retrait de la réforme des retraites. Il cite à titre d'exemples celles, rurales, de Saint Juan, Boussières, Passavant, Liesle, Les Ecorces, Valonne ou encore Vyt-les-Belvoir. Et à Besançon celles des Prés de Vaux, Fontaine-Argent, Bersot, maternelle Granvelle et Chaprais, en spécifiant que cette listes est loin d'être exhaustive…

Disparition de Nathalie Pszola, secrétaire de la FSU du Jura

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Vendredi 10 janvier 2020 / Daniel Bordür

L'enthousiaste militante syndicale enseignante est décédée cette nuit d'un accident domestique à 47 ans, quelques heures après être intervenue dans les manifestations doloise et lédonienne contre la réforme des retraites.

Nathalie Pszola en janvier 2013, lors d'une manifestation à Lons-le-Saunier contre les fermetures de classes et la carte scolaire. (Photo d'archives)

Nathalie Pszola, professeure des écoles à Dole et secrétaire de la FSU du Jura, est brutalement décédée dans la nuit du 9 au 10 janvier d'un « accident domestique » a annoncé le syndicat dans un communiqué publié sur Facebook. Agée de 47 ans, mère de deux enfants, elle était originaire de Saint-Claude dans le Haut Jura et avait fait ses études à la faculté des lettres de Besançon. 

Engagée dans la tendance Ecole émancipée de la FSU, elle avait assumé des responsabilités locales et nationales tant dans son syndicat, le Snuipp, que dans la FSU qui regroupe les divers mondes enseignants. Active dans RESF (réseau éducation sans frontière), elle était très impliquée dans l'actuel mouvement social contre la réforme des retraites, prenant régulièrement la parole lors des manifestations. Elle a aussi été l'une des premières syndicalistes à tendre la main au mouvement des gilets jaunes, à Dole, proposant notamment l'expertise et le soutien logistique de son syndicat. Elle expliquait ainsi à Factuel au printemps 2019 comment son syndicat avait initié des formations sur les modes de représentation, les mandats confiés aux représentants, leur caractère ou non impératif, l'animation de réunion…

On l'a encore vue ce jeudi 9 janvier dans les rues de Dole le matin et de Lons-le-Saunier l'après-midi, lançant slogans et chansons au micro pour animer le cortège enseignant, lui donnant son caractère coloré et joyeux.

C'est peu dire que la brutalité de sa disparition a bouleversé ses nombreux camarades et amis. Elle devait participer ce vendredi soir 10 janvier à des réunions débats sur la réforme des retraites, organisées en intersyndicale à Dole et Lons. Ces rendez-vous ont été annulés.

Un hommage doit lui être rendu samedi 11 janvier à 10 h à Dole, avenue de Lahr à l'occasion d'un rassemblement intersyndical.

 

Le 17 décembre dernier, Nathalie Pszola participe à une festive animation marquant la fin de la manifestation contre la réforme des retraites. On la voit juste à droite des percussionnistes…

 

Après un nouveau blocage, interdiction de manifester devant Easydis

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Vendredi 6 décembre 2019 / Guillaume Clerc

Photo envoyée à la rédaction par un manifestant qui participait au blocage économique de la plateforme Easydis de Besançon dans la nuit du 5 au 6 décembre.

La préfecture du Doubs vient de rédiger un arrêté d’interdiction de manifester à proximité de la plateforme Easydis de Besançon. Dans la nuit de jeudi à vendredi, quelques heures après l’immense manifestation contre le système de retraite et quelques blocages de la circulation vers Micropolis, une trentaine de manifestants, Gilets jaunes ou non, s’étaient rendus à 3h du matin sur le site logistique Easydis pour empêcher les camions de sortir du site ou d’y rentrer. Ils ont bloqué le site deux heures avant de partir d’eux-mêmes, et alors que la police était sur place.

Selon la préfecture, « le blocage a créé un bouchon conduisant à un arrêt de la circulation sur la voie droite de la rue de Dole ». Cette action a induit « l’impossibilité pour les entreprises concernées de faire entrer et sortir les poids lourds destinés aux expéditions des marchandises stockées ou à défaut avec des retards conséquents sur les délais de livraison préjudiciables à l’activité économique ».

En relevant la probabilité élevée de nouvelles tentatives, la préfecture signe donc ce 6 décembre un arrêté d’interdiction de manifestation ou de rassemblement à l’intersection des rues de Dole et Albert Einstein et sur la rue Alfred Kastler du 6 décembre 2019 au 6 janvier 2020.

Cliquez ici pour consulter l'arrêté préfectoral

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Mercredi 27 novembre 2019 / La rédaction

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Les deux arrêtés anti-pesticides suspendus

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Dimanche 17 novembre 2019 / Sonia Pignet

Les arrêtés anti-pesticides pris par les maires de Nans-Sous-Sainte-Anne et Saint-Julien-lès-Montbéliard ont été suspendus par le tribunal administratif de Besançon, à la demande de la Préfecture. Les deux édiles avaient défendus leurs textes jeudi dernier devant le tribunal, le premier étant accompagné d'une centaine de soutiens (habitants, Confédération paysanne, membres d'association de protection de l'environnement, etc.), le second étant seul puisqu'il n'avait pas choisi de médiatiser sa décision.
Un jugement sur le fond, qui pourrait conclure à l'annulation pure et simple des arrêtés, devra avoir lieu plus tard. Au total, le tribunal administratif de Besançon a déjà suspendus six arrêtés municipaux visant à limiter ou interdire l'usage de produits phytosanitaires sur les communes du Doubs. A notre connaissance, aucune commune des autres départements franc-comtois n'ont pris de tels arrêtés.

Voir notre article sur le sujet :http://factuel.info/article/deux-maires-anti-pesticides-devant-justice-0...

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