Abonnez-vous maintenant

Pour lire tous les articles du Journal et créer votre blog à partir de 7€/mois

Syndicats

/ Guillaume Clerc

La mobilisation contre la réforme des retraites que le gouvernement souhaite faire voter avant l’été 2020, après une phase de concertation, entre dans le dur. Les manifestants dénoncent la fin des régimes spéciaux qui compensent des conditions de travail difficile, tout comme le remplacement des cotisations au trimestre par un système par point, dont on ne connait pas la valeur, et qui pourrait fluctuer dans le temps. Parmi les quelque 800 personnes dans la rue à Besançon ce matin, tous craignent que cela se traduise par une diminution du montant des retraites et un âge de départ plus tardif.

/ Daniel Bordür

« Quand on voit ça, que voulez vous que les habitants pensent des élus, de la politique ? Pourquoi voteraient-ils ? », s'insurge un militant de la CNL à propos de la fermeture pendant une semaine d'un des deux bureaux de Besançon-Planoise (20.000 habitants) qui a aussi fait réagir CGT et PCF. Le projet de transformer le bureau Proudhon du centre-ville en agence bancaire qui exclurait pauvres et précaires inquiète le syndicat SUD-PTT. Les 200 bureaux ruraux du Doubs pourraient n'être plus que 65 l'an prochain…

/ Guillaume Clerc

Selon nos informations, un référé liberté a été déposé aujourd’hui en début d’après-midi auprès du Tribunal de grande instance de Belfort par l’intersyndicale turbine à gaz de General Electric à propos du plan de licenciement envisagé par GE. Celui-ci a été accepté et l’audience aura lieu le 27 juin. Le juge devra se prononcer sur le manque de mesures d’accompagnement pointées par les syndicalistes et le manque de sérieux sur le suivi et la mise en œuvre des pistes de diversifications. Cette procédure d'urgence pourrait éventuellement aboutir à une suspension du plan, qui devrait, selon les vœux de la direction, débuter officiellement demain.

Accès libre

/ Guillaume Clerc

Les salariés de General Electric ont remporté une première victoire en empêchant la tenue de la réunion qui devait lancer le plan social. Le maire de la ville, Damien Meslot, a ensuite refusé de louer une salle à GE pour une nouvelle réunion prévue vendredi et les syndicats, qui ont rencontré la Direccte, menacent de porter l’affaire en justice pour contraindre l’État à faire respecter les engagements pris par GE dans l’accord qui conditionnait la vente de la branche énergie d’Alstom. Et samedi, tout le monde s’attend à une manifestation massive à Belfort en soutien aux salariés de GE.

Accès libre

/ Guillaume Clerc

Outre la création de 1.000 emplois, l’accord signé entre l’État français et General Electric pour l’acquisition de la branche énergie d’Alstom comportait aussi l’obligation pour la firme de maintenir ou de créer des centres de décisions mondiaux en France. L’activité turbines à gaz à Belfort, menacée par la suppression de près de la moitié de ses effectifs, est concernée. D’après le document, l’État conserve la possibilité d’attaquer GE en justice pour l’obliger à respecter ses engagements, dont presque aucun n’a été respecté.

/ Guillaume Clerc

Après le comité d’accueil houleux réservé à Bruno Le Maire lundi, les salariés de General Electric ont décidé en AG jeudi de démarrer les actions. Ce vendredi matin, ils ont bloqué une turbine et un rotor qui devaient sortir du site. Dans les ateliers, c’est la grève du zèle. Chacun est appelé à suivre rigoureusement les protocoles, et donc de à ralentir la production. L’intersyndicale a appris pendant le blocage que le gouvernement indique ne pas avoir ne se donnera pas les moyens d’annuler le plan de licenciement ni de retarder le début du processus qui devrait s'enclencher le 17 juin. Eux ne veulent pas négocier un plan jugé obsolète après les propos du ministre et exigent que la direction étudie les pistes de diversifications avant de licencier.

/ Guillaume Clerc

En visite à Belfort sur le site de General Electric où se trouvaient presque mille personnes, Bruno Le Maire exige que GE revoie sa copie pour baisser le nombre d’emplois supprimés et demande le maintien de la compétence turbine à gaz à Belfort. Après sa rencontre avec les dirigeants de GE et les syndicats, il évoquait aussi sa crainte d’une « liquidation dissimulée ». Il annonce également la création à Belfort d’une société aéronautique financée par GE et l’État et l’implantation d’un centre dédié à l’hydrogène. L’intersyndicale évoque une rencontre positive, mais n’est guère rassurée. Dehors, après avoir accueilli et salué le ministre par des huées, certains ne croient plus aux discours et parlent de blocage, alors que des turbines s’apprêtent à être livrées…

/ Guillaume Clerc

Encore sous le choc de l’annonce par General Electric de supprimer 1 044 postes en France, presque tous à Belfort, les syndicalistes engagent maintenant le combat et préviennent qu’il sera difficile de canaliser toutes les colères des salariés, qui étaient d'ailleurs pour beaucoup en congés quand ils ont appris la nouvelle. Les syndicats dénoncent encore une fois les mensonges du ministre de l’Économie, qui a justifié le plan social à l’Assemblée nationale, et une probable volonté de fermer à terme complètement le site de production de turbines à gaz de Belfort.

Accès libre

/ Guillaume Clerc

Sous pression. Comme tous les acteurs du dossier General Electric et son usine à Belfort. Personne ne dit rien, mais le bruit de 1.000 suppressions de postes est persistant. La branche turbines à gaz, 1.900 salariés sur 4.200, semble la plus menacée. Bruno Le Maire vient presque de l’enterrer, faute de débouchés. Les syndicats dénoncent un mensonge pour mieux faire passer la pilule du plan social. Chiffres à l’appui, ils tablent, tout comme GE, sur la reprise du secteur. Pour pérenniser l’excellence industrielle de Belfort, son savoir-faire et ses emplois, ils ont élaboré des pistes de diversification : aéronautique, hydrogène et nucléaire.

Pages