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Politique

/ Toufik-de-Planoise

Après la plateforme Easydis vendredi dernier, les Gilets jaunes se sont attaqués mardi 10 décembre à Trans Proxim Froid qui livre de petites et moyennes enseignes en Franche-Comté. Pour les participants, l’opération avait d’abord pour objectif de persister dans la logique de « blocage économique » accrue avec le contexte de protestation lié au projet de réforme du système de retraite. C’était également une réponse assumée, en l’occurrence à l’arrêté préfectoral interdisant les manifestations sur la zone initialement choisie.

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/ Guillaume Clerc

À 13 h, ils étaient une soixantaine réunie sur une sortie du rond-point d’Andelnans, un fief des Gilets jaunes de la région de Belfort. Un feu de palettes, des saucisses grillées, du jaune et des chasubles rouges. L’initiative prend forme quelques jours avant la journée de grèves et de manifestations du 5 décembre, quand certains groupes de Gilets jaunes lancent un appel à la convergence des luttes et invitent les syndicats à venir les rejoindre dès ce samedi 7 décembre sur le rond-point du Cora. L’intersyndicale avait relayé l’information au micro jeudi dernier pendant la manif. Ce matin, ils sont peu nombreux à arborer les couleurs de leur syndicat. Cinq ou six de la CGT et un de la FSU. Mais l’essentiel est là : les conditions propices à une jonction entre la lutte syndicale et celle des Gilets jaunes sont maintenant réunies, ce qui n’a pas été simple.

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/ Toufik-de-Planoise

La démonstration de force a été impressionnante dès le jeudi 5 décembre dans la capitale comtoise. Avec 5 500 manifestants d’après la Préfecture et de 7 500 à 8 500 pour les organisateurs, c’est un raz-de-marée qui s’est abattu contre la réforme du système de retraites. Au-delà du cortège syndical, les actions se sont ensuite multipliées jusqu’au week-end : barrage filtrant à Micropolis à l’issue de la manifestation de jeudi, blocage économique d’Easydis dans la nuit, marche pour le climat samedi matin suivi d’un après-midi jaune, incluant l’occupation de l’enseigne Quick. Une fin d’année détonante s’amorce.

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/ Guillaume Clerc

La préfecture du Doubs vient de rédiger un arrêté d’interdiction de manifester à proximité de la plateforme Easydis de Besançon. Dans la nuit de jeudi à vendredi, quelques heures après l’immense manifestation contre le système de retraite et quelques blocages de la circulation vers Micropolis, une trentaine de manifestants, Gilets jaunes ou non, s’étaient rendus à 3h du matin sur le site logistique Easydis pour empêcher les camions de sortir du site ou d’y rentrer. Ils ont bloqué le site deux heures avant de partir d’eux-mêmes, et alors que la police était sur place.

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/ Daniel Bordür

Plus de 2000 manifestants (3500 selon la CGT) ont défilé dans la préfecture du Jura contre la réforme des retraites. En marge de cette démonstration de force, CGT et gilets jaunes ont rivalisé pour figurer en tête du cortège. Une assemblée générale est programmée samedi matin pour débattre de la suite. 500 manifestants ont défilé le matin à Saint-Claude.

/ Guillaume Clerc

Les militants d’ANV COP21 et d’Extinction Rebellion ont organisé une action massive de désobéissance civile à Besançon. Ils déclarent « l’état d’urgence climatique et sociale », et entendent « dénoncer une société de surproduction dont le “Black Friday” est le symbole ». À près de 200 personnes, ils sont parvenus à bloquer pendant près de 3 heures, non sans de vives tensions, les entrées du Géant casino à Chateaufarine et à mener ensuite une action beaucoup plus festive l’après-midi aux Passages Pasteur en centre-ville.

La Dôle, 1677 mètres d'altitude, est plus longtemps enneigée que les Tuffes, 1417 mètres, où étaient prévues les deux pistes auxquelles la station a renoncé... (Photo d'archives DB)

/ Daniel Bordür

Le projet d'extension du domaine skiable franco-suisse Dôle-Tuffes passait par la destruction de plus de 5 hectares de forêt tout en s'appuyant sur une étude climatique flinguée par le Conseil national de la protection de la nature qui avait rendu un avis défavorable. Le préfet du Jura avait cependant validé le projet. La saisine du tribunal administratif par France Nature Environnement a conduit la station à négocier la révision de ses ambitions à la baisse contre un abandon de la procédure. Mais elle cherche toujours une solution pour l'entraînement et la compétition, explique le président du syndicat mixte de développement touristique, Benjamin Benoît-Guyod.

/ Guillaume Clerc

Marie-Dominique Aubry, la candidate Les Républicains aux municipales de Vesoul, a déposé une main courante au commissariat contre le maire, Alain Chrétien, un ancien de son camp aujourd’hui candidat LREM à sa succession. Elle l’accuse de s’être présenté comme un officier de police judiciaire auprès d’un de ses soutiens qui distribuait des tracts, de l’avoir intimidé, agressé, fait ouvrir son sac et volé les tracts qui lui restaient. Lui nie farouchement ces accusations, mais les faits décrits dans la main courante déposée sont des délits, ce qui signifie qu’une enquête judiciaire est certainement en cours.
[Edit] Le bénévole qui distribuait des tracts affirme dans l'Est Républicain ne pas avoir subi d'agression ou d'humiliation, mais maintien avoir rencontré le maire et que celui-ci lui ai demandé d'arrêter la distribution. Fragile psychologiquement, il estime avoir été instrumentalisé et quitte l'équipe de campagne de Marie-Dominique Aubry.

/ Toufik-de-Planoise

Le mouvement célébrait ce week-end la première année d’existence d’une protestation populaire et horizontale « contre la vie chère » qui se matérialisait un certain 17 novembre. Reprise des ronds-points et manifestation auront ponctué ces deux jours d’anniversaire marqués par un regain du nombre de manifestants, qui a culminé à 500 participants lors du défilé de samedi à Besançon. La situation s’est tendue dimanche, quand les gendarmes mobiles ont évacué le rond-point de Mallarmé et où deux reporters de Radio bip ont été brièvement interpellés.

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