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Etat

/ Toufik-de-Planoise

Fannette Charvier, députée LREM du Doubs, devait présenter ses vœux ce samedi matin à l’école des beaux-arts de Besançon. Mais attendue de pied ferme par une centaine de manifestants qui bloquaient le site, la cérémonie a dû être annulée. Ce qui n’a pas empêché l’élue de venir au contact des « perturbateurs », instaurant tant bien que mal le dialogue.

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/ Guillaume Clerc

En pleine mobilisation contre la réforme des retraites, l’intersyndicale de Belfort avait appelé à un rassemblement devant le conseil des prud’hommes pour perturber l’audience de rentrée solennelle. La CGT et FO avaient décidé de ne pas participer à cette audience pour protester contre les suppressions de postes à venir, la complexification des requêtes, le plafonnement des indemnités, le recours accru au juge professionnel, etc. À terme, ils redoutent une « disparition pure et dure des conseils de prud’hommes. » Plus tôt dans l’après-midi, la CFDT avait obtenu la présidence, alors que la CGT la revendiquait.

/ Daniel Bordür

Une trentaine de contraventions pour distribution d'imprimés aux automobilistes, entrave à la circulation ou « bruit ou tapage injurieux troublant la tranquillité d'autrui » ont été infligés à des manifestants en novembre et décembre. Quinze auditions sont programmées d'ici le 13 février. Un collectif dénonce une « répression policière ». On dénombre 2500 à 4000 manifestants dans le Jura ce 9 janvier où les voeux de la députée LREM Danièle Brûlebois ont été perturbés.

/ Daniel Bordür

A la veille de la première journée nationale de l'année contre le projet du gouvernement, le secrétaire départemental de la CGT du Jura Richard Dhivers sent parmi les militants « une volonté de ne pas laisser passer » la réforme. Son homologue de la FSU Nathalie Pszola a retrouvé à la rentrée des enseignants « avec une conscience plus aigüe de ce qui va se passer avec la réforme ». Reste que des salariés du privé ne sont pas mobilisés « à la hauteur de l'enjeu ». A la caisse de grève des cheminots s'est adjointe une caisse de grève des enseignants…

/ Guillaume Clerc

Bien que concerné, le secteur privé est largement sous représenté dans les manifestations pour défendre le système de retraite. Éclatement des bastions ouvriers, déclin syndical, isolement, précarité, intérim, peur des sanctions, sont autant de raisons qui expliquent cette faible implication. Le manque d’information sur les impacts concrets de la réforme et l’accent mis sur les régimes spéciaux rendent aussi la mobilisation difficile, ce que regrettent les salariés du privé que nous avons pu rencontrer dans les cortèges à Besançon et Montbéliard.

/ Guillaume Clerc

En pleine lutte pour le retrait du projet de réforme des retraites, les syndicats bisontins ont fait un geste symbolique fort en direction des Gilets jaunes. Après une action péage gratuit jeudi dernier, ils avaient appelé à un rassemblement au même endroit et au même moment que le rendez-vous hebdomadaire des Gilets jaunes. Si des syndicalistes ont bien répondu à l’appel, le soutien reste encore très timide.

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/ Guillaume Clerc

Après la manifestation du 5 décembre, la première assemblée générale contre la réforme des retraites s'est tenue à Besançon où l’amphi de la Fac de lettres était plein à craquer. Entre partage d’expériences et débats passionnés, les AG se succèdent. S’étant déclarée souveraine, l'AG a dû se heurter à l’intersyndicale, par exemple sur l'horaire des manifestations. Ce n'est pas simple, mais le rapprochement entre Gilets jaunes, AG et syndicats s'opère doucement, en témoigne l' appel commun à un rassemblement ce samedi à 14h. La convergence s'installe-t-elle ?

/ Daniel Bordür

Veillée d'armes dans le Jura. La première assemblée interprofessionnelle à Lons-le-Saunier a réuni des gilets jaunes et des responsables syndicaux FSU et CGT autour d'un enjeu partagé : « faire un 17 décembre plus gros que le 5 », malgré des divergences tactiques et stratégiques après une semaine de mobilisations ininterrompues.

/ Guillaume Clerc

À 13 h, ils étaient une soixantaine réunie sur une sortie du rond-point d’Andelnans, un fief des Gilets jaunes de la région de Belfort. Un feu de palettes, des saucisses grillées, du jaune et des chasubles rouges. L’initiative prend forme quelques jours avant la journée de grèves et de manifestations du 5 décembre, quand certains groupes de Gilets jaunes lancent un appel à la convergence des luttes et invitent les syndicats à venir les rejoindre dès ce samedi 7 décembre sur le rond-point du Cora. L’intersyndicale avait relayé l’information au micro jeudi dernier pendant la manif. Ce matin, ils sont peu nombreux à arborer les couleurs de leur syndicat. Cinq ou six de la CGT et un de la FSU. Mais l’essentiel est là : les conditions propices à une jonction entre la lutte syndicale et celle des Gilets jaunes sont maintenant réunies, ce qui n’a pas été simple.

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/ Toufik-de-Planoise

La démonstration de force a été impressionnante dès le jeudi 5 décembre dans la capitale comtoise. Avec 5 500 manifestants d’après la Préfecture et de 7 500 à 8 500 pour les organisateurs, c’est un raz-de-marée qui s’est abattu contre la réforme du système de retraites. Au-delà du cortège syndical, les actions se sont ensuite multipliées jusqu’au week-end : barrage filtrant à Micropolis à l’issue de la manifestation de jeudi, blocage économique d’Easydis dans la nuit, marche pour le climat samedi matin suivi d’un après-midi jaune, incluant l’occupation de l’enseigne Quick. Une fin d’année détonante s’amorce.

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