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Etat

/ Guillaume Clerc

Les syndicats de General Electric ont saisi la justice pour faire reconnaitre la responsabilité de l’État dans l’annonce du plan social de 792 postes qui toucherait les sites de production des turbines à gaz de Belfort. Ils réclament 50 millions de dommages et intérêts pour le préjudice subi par la non-action de l’État pour faire respecter l’accord de 2014 qui conditionnait la vente de la branche énergie d’Alstom à GE. D’autres procédures similaires devraient suivre, notamment de la part de la ville de Belfort et de la région Bourgogne-Franche-Comté. Sur le terrain, l’échéance judiciaire apparait bien longue face à l’imminence des licenciements et les salariés sont passés à l’offensive. Les sites de Belfort et de Bourgogne sont complètement bloqués depuis hier, une grande manifestation est prévue le 19 octobre.

/ La rédaction

Mediapart avait révélé que certains nominés aux médailles de la sécurité intérieure, promotion exceptionnelle « Gilets jaunes », étaient mis en cause dans des affaires de violences policières au retentissement national. Dans cette liste de 9000 noms figurent plusieurs agents de la préfecture du Doubs, comme le préfet, des fonctionnaires de gendarmerie ou de police, dont le chef de la BAC de Besançon. Au niveau local, il apparait que certains médaillés potentiels ne sont pas au-dessus de tout reproche... Nous détaillons ici des cas de violences et de mensonges, à la veille d’une manifestation intersyndicale de policiers qui dénoncent des conditions de travail dégradées et une sollicitation extrême.

/ Guillaume Clerc

La mobilisation contre la réforme des retraites que le gouvernement souhaite faire voter avant l’été 2020, après une phase de concertation, entre dans le dur. Les manifestants dénoncent la fin des régimes spéciaux qui compensent des conditions de travail difficile, tout comme le remplacement des cotisations au trimestre par un système par point, dont on ne connait pas la valeur, et qui pourrait fluctuer dans le temps. Parmi les quelque 800 personnes dans la rue à Besançon ce matin, tous craignent que cela se traduise par une diminution du montant des retraites et un âge de départ plus tardif.

/ Sonia Pignet

Suite à la mort de Zachée dans le lac de Bonnal, le procureur de la République de Vesoul avait ému jusqu’à la presse nationale en lisant les premières phrases de ce qui était présenté comme le carnet intime écrit par ce jeune migrant. Il nous laissait même entendre qu’il serait rendu public… Mais, problème, outre l’atteinte à la vie privée de ce mineur, ce carnet n’a jamais existé. Ces mots sont issus d’un document juridique, rédigé avec l’aide de l’association Sol Mi Ré. Comme cela a aussi été dit, ce ne sont donc pas les gendarmes qui ont retracé son parcours…

/ Toufik-de-Planoise

Ils étaient une cinquantaine de participants réunis ce mardi soir devant le commissariat à Besançon, répondant à un appel national après la découverte du corps de Steve dans la Loire à Nantes. Une cérémonie qui visait aussi à dénoncer les violences policières, dont les cas emblématiques explosent ces dernières années. En Franche-Comté et à Besançon également, si la crise des Gilets jaunes a récemment mis en lumière cette situation, quartiers et mouvements sociaux sont ici aussi depuis longtemps visés.

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/ Guillaume Clerc

Un audit financier de l’usine de turbines à gaz General Electric de Belfort que nous avons pu nous procurer révèle des performances dégradées année après année du fait de la politique menée par la maison mère. Si le creux du marché explique en partie ces résultats négatifs, l’entité pâtit fortement de la politique financière de GE, qualifiée de « destructrice », tant elle bénéficie largement aux actionnaires au détriment de l’investissement, aux échanges intragroupes, qui visent à rapatrier les bénéfices dans des pays où la pression fiscale est moins forte et à une forte hausse des pénalités infligées en raison de retards ou de non-qualités, causées par de multiples changements d’organisation qui ont dégradé les conditions de travail.

/ Guillaume Clerc

Florence Parly, ministre des Armées, a visité lundi 24 juin la base aérienne 116 de Luxeuil-les-Bains et a pu rencontrer des jeunes volontaires du Service national universel (SNU). Elle a surtout annoncé que la BA 116 serait dotée à partir de 2032 d’avions Rafale en remplacement des vieux Mirages 2000-5. De quoi rassurer les élus qui craignaient la disparition du plus gros employeur de la ville.

/ Guillaume Clerc

Selon nos informations, un référé liberté a été déposé aujourd’hui en début d’après-midi auprès du Tribunal de grande instance de Belfort par l’intersyndicale turbine à gaz de General Electric à propos du plan de licenciement envisagé par GE. Celui-ci a été accepté et l’audience aura lieu le 27 juin. Le juge devra se prononcer sur le manque de mesures d’accompagnement pointées par les syndicalistes et le manque de sérieux sur le suivi et la mise en œuvre des pistes de diversifications. Cette procédure d'urgence pourrait éventuellement aboutir à une suspension du plan, qui devrait, selon les vœux de la direction, débuter officiellement demain.

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/ Guillaume Clerc

Les salariés de General Electric ont remporté une première victoire en empêchant la tenue de la réunion qui devait lancer le plan social. Le maire de la ville, Damien Meslot, a ensuite refusé de louer une salle à GE pour une nouvelle réunion prévue vendredi et les syndicats, qui ont rencontré la Direccte, menacent de porter l’affaire en justice pour contraindre l’État à faire respecter les engagements pris par GE dans l’accord qui conditionnait la vente de la branche énergie d’Alstom. Et samedi, tout le monde s’attend à une manifestation massive à Belfort en soutien aux salariés de GE.

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/ Toufik-de-Planoise

Plusieurs dizaines de Comtois ont répondu à un appel national engageant à converger sur Dijon pour l'Acte 30 des gilets jaunes, samedi 8 juin. Les autorités redoutaient une tournure critique… et semblent avoir tout tenté pour la permettre : interdiction du rassemblement dans le centre, coercition avant le départ du cortège, gazages de participants passifs, coups, insultes… Résultat : le cœur historique en partie ravagé, des protagonistes et des passants blessés et choqués, des pacifistes oscillant entre dégoût et radicalisation.

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