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Plus de 1500 manifestants à Besançon

brève

Mardi 9 octobre 2018 / La rédaction

La journée nationale d'action contre la politique sociale du gouvernement a rassemble davantage de monde que ne le pensaient plusieurs responsables syndicaux...

La tête de cortège court dans la rue de la préfecture... (Photos DB)

Ce n'était pas une divine surprise, mais les militants syndicaux chevronnés n'auraient pas parié sur une telle affluence pour la première journée d'action interprofessionnelle. 1700 personnes, selon la CGT, ont défilé mardi 9 octobre dans les rues de Besançon à l'appel de la CGT, FO, Solidaires, l'UNEF et des organisations lycéennes. On a vu aussi quelques drapeaux de la FSU et une chasuble CFDT...

La matinée a commencé par le blocage du lycée Pergaud et une centaine de ses élèves étaient dans la manifestation aux côtés de quelques dizaines d'étudiants, de plusieurs centaines de salariés et de retraités. « Les lois que veut mettre en place Macron nous toucheront plus tard », explique un lycéen. Un quinquagénaire se réjouit : « y'a beaucoup de jeunes ». La sono de la camionnette de Solidaires délivre un bref message sur la grève qui vient de commencer aux urgences du CHU Jean-Minjoz.

Les formules sont sans surprise : « Macron, t'es foutu, les fainéants sont dans la rue ». A quelques pas, elle est adaptée à l'âge de ceux qui le crient joyeusement : « T'es foutu, la jeunesse est dans la rue... » La présence simultanée de jeunes, de salariés et de retraités est soulignée au micro par José Aviles, le secrétaire de l'UL CGT. Il promet d'autres démonstrations : « nous montrerons qu'une autre société est possible... »

De fait, on pouvait ressentir une certaine énergie que traduisait un nouveau slogan, plus ou moins slamé : « Même si vous ne voulez pas, nous on est là... » Le tonus se voyait aussi dans les quelques courses répétées d'une trentaine de mètres de la tête de cortège où, là encore, les jeunes générations étaient bien représentées.

Reste qu'on est loin des foules débordantes qui emportent un cabinet ministériel ! « Si seulement, on était débordé », sourit Jacques Bauquier, animateur du comité régional CGT de la métallurgie...