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L'actualité de la semaine en Franche-Comté

Revue de presse

Lundi 21 septembre 2020 / La rédaction

Un groupe d'experts sur le climat contesté à Besançon, un affluent de la Loue pollué, des laborantins en grève, de nouvelles mesures pour lutter contre le Covid-19, des banderoles confisquées par les gendarmes sur la route du Tour de France, etc. Voici une revue de presse des événements qui se sont déroulés pendant la semaine du 14 au 21 septembre en Franche-Comté.

Mots-clés: revue de presse

  

Le groupe d’étude de l’environnement et du climat (GEEC) voulu par la maire EELV de Besançon Anne Vignot pour évaluer les politiques environnementales de la ville, à commencer par le projet controversé de l’écoquartier des Vaîtes, semble bien mal parti. L’annonce de la nomination d’Hervé Richard, directeur de recherche au laboratoire Chrono-environnement de l’université de Franche-Comté, à la tête du GEEC suscite de nombreuses critiques. Ludovic Fagaut, opposant LR, met en cause son indépendance et souligne que le chercheur a soutenu Anne Vignot pendant la campagne municipale. Laurent Croizier, du Modem, demande à ce qu’il soit évincé et les élus LREM demandent à la maire d’abandonner l’idée de ce comité, « le GEEC et son président n’ont déjà plus aucune légitimité », déclarent-ils. De son côté, l’association Les Jardins des Vaîtes, opposée au projet d’écoquartier, formule les mêmes inquiétudes et estime dans un communiqué que « les experts choisis n’auront matériellement pas le temps de mener des études scientifiques ».

Le réseau des sentinelles de l’association de protection de l’environnement SOS Loue et rivières comtoises a démontré son efficacité en alertant précocement d’une pollution importante sur le lit de la Brême, un affluent de la Loue. L’information a été aussitôt transmise à l’OFB (la police de l’environnement). La gendarmerie et les pompiers se sont rendus sur place pour pomper et analyser la substance jaunâtre et visqueuse qui n’a pas pu atteindre la rivière en raison de la sécheresse. Les maires d’Ornans et de Scey-Maizières vont porter plainte. L’origine de cette pollution n’est pas connue, mais il pourrait s’agir d’un produit issu du bâtiment, précise cet article de l’Est Républicain.

Une cinquantaine de salariés des laboratoires BioAllan du nord Franche-Comté étaient en grève en début de semaine, soit la moitié des effectifs. Alors que les laboratoires font face à un surcroit d’activité avec les demandes de test de dépistage du Covid-19, que les heures supplémentaires sont en hausse et que les ordinateurs sont obsolètes, ils réclamaient davantage de moyens et plus de reconnaissance. Les syndicalistes ont signé un accord à contrecœur avec la direction et contre l’avis de la majorité des grévistes, nous apprend France Bleu.

Le Doubs et le Territoire de Belfort dépassent le seuil d’alerte et passent en rouge sur la carte du Coronavirus. Ce lundi, de nouvelles mesures ont été annoncées par l’ARS et la préfecture du Doubs, comme le port du masque obligatoire dans le centre-ville de Pontarlier, sur les campus, l’extension de la zone d’obligation à Montbéliard, le retour de la règle des 4 m² entre les personnes dans les salles de divertissement ou de conférence, etc. L’ensemble des mesures est détaillé ici.

Sept camions en surcharge sur vingt-cinq ! C’est ce qu’a révélé un contrôle réalisé le 9 septembre aux Rousses, sur la RN 5, à proximité de la frontière suisse, par la DREAL de Bourgogne–Franche-Comté. Elle avait programmé une opération relative au transport de déchets transfrontaliers et de matériaux de carrière. Un convoi exceptionnel autorisé à transporter 57 tonnes s’est fait pincer avec 83 tonnes, entraînant une amende de 4950 euros, rapporte La Voix du Jura du 17 septembre. La DREAL souligne par ailleurs les « irrégularités récurrentes des transporteurs de bois » et des « surcharges très élevées ».

Dans un long format, l’Est Républicain revient sur l’histoire de la Planche des Belles Filles avec le cyclisme et le Tour de France en particulier. Pour que la Planche des Belles Filles devienne un classique du Tour, pas moins de trois aménagements controversés ont été nécessaires. Pour une arrivée en 2012, la route est rallongée avec 300 mètres de goudron. La Super Planche, avec des dénivelés de 26 % sur un enrobé est créée pour le Tour 2019. Pour le contre-la-montre de cette année qui a fait basculer le Tour, la route forestière a été enduite pour que les coureurs puissent redescendre.

Sur cette étape du Tour de France, les salariés en lutte de General Electric Hydro Belfort avaient prévu de montrer leurs banderoles « Ge Hydro doit vivre », « GE tue l’Hydro », « Hydro Belfort prend l’eau ». Mais les gendarmes sont venus leur demander de remballer leur banderole « après avoir procédé à des prises de photos et identités des intéressés », précise cet article de France 3. Les salariés de GE Belfort ont aussi manifesté ce lundi 21 septembre alors que la direction venait présenter le plan social à l’ensemble du personnel. « Sur les 89 postes, 22 pourraient se voir proposer un emploi dans l’usine GE de Grenoble, tous les autres postes devraient être supprimés », relate France Bleu.