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L'actualité du 16 au 23 novembre en Franche-Comté

Revue de presse

Lundi 23 novembre 2020 / La rédaction

Manifestations pour les retraites, l'université, le droit des femmes, contre la gestion de la crise, des Ehpad et des lycées touchés par le coronavirus, pollutions à Pont-de-Roide, fermeture de la MJC d'Arbois, hydrogène, engin de chantier contre caméras, etc.

Mots-clés: revue de presse

 

Pas moins de 3 manifestations ont eu lieu à Besançon le mardi 17 novembre. Les retraités répondaient à un appel national avec un rassemblement symbolique place de la Révolution, la manifestation ayant été écartée en raison de la crise sanitaire. Ils s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat, mais aussi de la création d’une cinquième branche de la Sécurité sociale dédiée à l’autonomie qui viendrait s’ajouter aux quatre existantes : maladie / maternité, accidents du travail / familles / retraites. Les craintes portent sur un financement par la CSG et un risque de privatisation de la Sécurité sociale.

Un rassemblement devant le siège de l’Université de Franche-Comté se tenait aussi pour protester contre la loi de programmation de la recherche, qui fait presque l’unanimité contre lui dans le monde universitaire. Les personnels et chercheurs dénoncent un manque de moyens et le financement par appel à projets. Après l’adoption du texte le 17 novembre, un nouvel appel national et lancé pour le 24 novembre, pour plus d’informations sur la mobilisation, retrouvez le site du collectif Sauvons l’Université. Fannette Charvier, député LREM du Doubs, défend le texte dans un communiqué.

En fin d’après-midi, un autre cortège s’élançait pour dénoncer la loi de sécurité globale. Outre l’article 24 qui limite les possibilités de filmer la police et qui fait craindre une restriction de la liberté de la presse, la loi comporte d’autres mesures qui suscitent des oppositions, comme l’accès élargi aux vidéos de surveillance ou des caméras-piétons des policiers ou la possibilité de faire usage de drones pour le maintien de l’ordre. Voici deux articles ici et ici ainsi que la tribune que nous avons publiée. Ce rassemblement était aussi celui des Gilets jaunes, qui fêtait les deux ans du mouvement.

Une action a aussi eu lieu ce 17 novembre sur le site des Vaîtes. L’association Les Jardins des Vaîtes a installé des banderoles et des épouvantails le long du tram et vers les jardins en réponse à l’appel national des associations écologistes « contre la réintoxication du monde », voir leur communiqué.

En raison du coronavirus, des lycées du Nord Franche-Comté ont été privés de surveillants dans leur service « vie scolaire ». Certains collèges n’avaient plus du tout de surveillants, comme le collège Jouffroy d’Abbans à Sochaux. Les assistants d’éducation ont été remplacés par du personnel de l’équipe mobile de sécurité mise à disposition par le rectorat relate France Bleu qui évoque aussi les tensions que cela peut engendrer.

En début de semaine dernière, 4 résidents de l’Ehapad de Quigey étaient morts du coronavirus et une quarantaine étaient contaminés. La fille d’une pensionnaire estime dans l’Est Républicain que « tout est caché et mis sous silence ». La direction de l’établissement a supprimé les visites à la fin du mois d’octobre sans mentionner le coronavirus, c’est un médecin qui lui en avait confié la raison. À Aromas dans le Jura, le foyer de vie pour adulte handicapé et l’Ehpad comptent une centaine de cas de cas positifs dans cette seconde vague. Un premier décès était à déplorer le 20 novembre. D’autres Ehpad dans la région sont touchés par des cas de coronavirus dans la région.

À Pont-de-Roide, le garde-pêche constate que les boues de la station d’épuration débordent au moment du transfert dans la citerne en charge des épandages, ce qui se traduit par plusieurs centaines de litres qui se déversent dans le Doubs. Lui, et l’association Pont-de-Roide Nature Environnement se demande alors à quoi sert le bassin de rétention. L’Est républicain rappelle que la gestion de l’eau et de l’assainissement a été reprise le 1er janvier 2020 par PMA (Pays de Montbéliard Agglomération) avec Véolia comme concessionnaire.

La MJC ferme ses portes à Arbois. Dans une lettre envoyée aux adhérents, les dirigeants évoquent une année 2020 catastrophique et 30% des adhérents qui ne se sont pas réinscrits à la rentrée. L’annulation des événements a aussi mis à mal leurs finances. La subvention que leur accordait la municipalité a été nettement revue à la baisse. Ce sera soit la dissolution, soit le dépôt de bilan avec l’espoir d’une reprise relate La Voix du Jura.

Objet d’un débat houleux au dernier conseil municipal de la ville de Besançon, l’armement de la police municipale de Besançon est à nouveau au centre de l’attention. Les membres du syndicat Force ouvrière se prononcent pour leur armement et détaillent les formations qu’ils suivraient le cas échéant dans un communiqué. Ils s’inquiètent de ne pas être en mesure de répliquer si un attentat venait à se produire à Besançon. Ils rappellent que les polices municipales de Gray, Vesoul et bientôt Dijon seront dotées de telles armes.

Le préfet du Territoire de Belfort répons à une interview sur le site du Trois et revient sur la stratégie de l’Etat concernant l’hydrogène dans une région qui mise beaucoup sur cette énergie.

Pour sauver un maximum de leurs emplois, les salariés de General Electric Hydro de Belfort songent à racheter le site, à lire, cet article de l’Est Républicain.

Dimanche soir, un engin de chantier a été utilisé pour détruire des plots en béton installés la semaine dernière pour accueillir des caméras de surveillance dans le quartier de la Petite-Hollande à Montbéliard. La police n’est pas intervenue, la maire de Montbéliard dénonce un manque de moyens à l’Est Républicain.

Samedi 21 novembre, plusieurs manifestations avaient encore lieu. Un rassemblement et une manifestation pour les droits des femmes avaient lieu à Besançon, dans le Jura ce sont des chaines humaines qui ont été préférées, à Lons-le-Saunier, Dole et Saint-Claude. Une autre manifestation s’était élancée plus tôt dans la capitale comtoise, initiée par des syndicats et partis de gauche pour dénoncer la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement, à laquelle les Gilets jaunes ont aussi participé. Un millier de personnes étaient présentes, lire le compte-rendu de Radio BIP. La radio évoque aussi un tout autre rassemblement, celui de catholiques devant le parvis de la mairie de Besançon qui réclamait le droit de pouvoir célébrer des messes. Ce qui pouvait ressembler à une prière de rue, selon Radio BIP, a été perturbé par des féministes.