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Devenir « Un vrai bonhomme », ou pas

cinéma

Mercredi 8 janvier 2020 / Patrick Tardit

« J’avais envie de parler de la masculinité et des injonctions de virilité », confie le réalisateur Benjamin Parent, « de montrer comment on est entouré de références à des hommes forts et comment finalement ça nous atteint ».

Mots-clés: cinéma

Tom (joué par Thomas Guy) se prépare à son premier jour dans son nouveau lycée. Ado « timide et sensible », il veut donner l’impression d’être « Un vrai bonhomme », titre du film de Benjamin Parent (sortie le 8 janvier 2020). Tom suit les conseils précieux de son grand frère, Léo le beau gosse (incarné par Benjamin Voisin), mais le petit frère n’est pas aussi cool ni détendu que l’est son aîné. Ou plutôt était, car on comprend vite que ce frangin est mort, et qu’il n’apparait que pour son cadet, tel un ami imaginaire.

Maladroitement, Tom essaie d’intégrer la bonne bande, d’être populaire, comme l’aurait été son frère ; mais il a beau enfiler le blouson de Léo, il ne parvient pas à être « un vrai mec », tombe amoureux de la jolie fille de la classe, bien trop stylée pour lui, et devient copain avec le geek le plus « bizarre » du lycée. Dans cette famille endeuillée, les parents sont interprétés par la douce Isabelle Carré et Laurent Lucas, Tom tente de se rapprocher de son père, qui pleure encore son fils préféré.

Cocréateur de la série « Les Grands », Benjamin Parent poursuit son exploration de l’adolescence avec ce premier long-métrage ; à défaut de devenir « Un vrai bonhomme », Tom va finalement trouver sa place, s’affranchir de la présence de son frère, de l’exemple de celui qu’il ne sera jamais, et s’échapper à jamais de « la fabrique à macho ».