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Besançon : deux gilets jaunes en garde-à-vue

brève

Mercredi 13 février 2019 / La rédaction

L'attitude du pouvoir à l'égard des Gilets jaunes prend la tournure d'une mauvaise farce à Besançon. Le préfet du Doubs avait écrit il y a quelques jours à un militant syndical FO très impliqué dans ce mouvement social atypique pour lui signifier qu'il le considérait comme un meneur, potentiellement responsable à ce titre de l'absence de déclaration des manifestations.

L'intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires a prévenu qu'elle restera « vigilante à ce qu'aucune poursuite ne soit engagée contre lui », considérant que la lettre du représentant de l'Etat est une « intimidation ».

Grande gueule infatigable bien avant qu'on parle des gilets jaunes, Frédéric Vuillaume n'est pas le dernier à gueuler dans la sono les slogans. Il n'est pas non plus le seul. Et dans les réunions, si son expérience syndicale est utile, il n'en fait pas état, ni surtout ne se met en avant, encore moins en position de leader. Un statut qu'il refuse, approuvé en cela par tous les Gilets jaunes qui revendiquent un mouvement horizontal. 

Mercredi 13 février, son épouse a été placée en garde à vue au commissariat de police de Besançon pour y être longuement entendue. Il est question de lui reprocher trois délits : entrave à la circulation pour blocage de tramway, fourniture de projectiles et poussage d'une poubelle enflammée… Le parquet explique que c'est le fruit de deux mois d'enquête et de visionnage de vidéos… Un jeune homme de 21 ans a également subi une garde à vue pour jeu de pétards assourdissants sur les forces de l'ordre...

Ces retenues dans l'hôtel de police ont généré un rassemblement de soutien d'une cinquantaine de personnes.

Le PCF a « condamné les pratiques de la préfecture à l'égard des gilets jaunes. Les faits qu'on leur reproche sont des prétextes. Il s'agit en réalité de faire taire un mouvement populaire par l'intimidation et les sanctions financières. »