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Baisse du niveau mythe ou réalité ?

Dimanche 3 décembre 2017 / GIRERD Jean Marie

Je suis toujours étonné par cette litanie sur la baisse du niveau, depuis 2 siècles environ cette baisse de niveau est évoquée sans se fonder sur des preuves objectives et des éléments factuels précis.

Qu’en est-il exactement ? En fait, si l’on prend en compte les faits il est difficile de considérer qu’il existe une baisse de niveau. A titre d’exemple, le nombre d’étudiants à Besançon dans les années 30 était d’environ 800, le nombre d’enseignants titulaires à l'Université de Franche Comté indiqué dans le bilan social 2014 est de 1079.

En ce qui concerne le Bac dont le niveau a soi-disant baissé d’année en année, le pourcentage de bacheliers dans une classe d’âge en 1955 était d’environ 4%, le pourcentage de mention Très Bien obtenu en 2015 est supérieur à ce chiffre. On peut bien sûr ergoter sur le niveau de ces mentions, mais il apparaît évident que si l’on évalue le niveau moyen d’une classe d’âge en 2015 par rapport à 1955, le niveau a considérablement augmenté.

Il demeure un point critique dans notre système éducatif : il s’agit du pourcentage d’élèves en échec scolaire : chaque année, environ 140.000 jeunes sortent du système éducatif sans diplôme, d'après les chiffres du ministère de l'éducation. Cela a d’ailleurs un impact sur l’évaluation PISA et représente une cause (ce n’est pas la seule) de notre pourcentage élevé du chômage en France depuis plus de 30 ans.

Un article intéressant sur la baisse du niveau :

" Alors même qu'il ne s'agissait que de l'élite (1% d'une classe d'âge à la fin du XIX siècle, pas plus de 3% à la fin de la troisième République) l'examen du baccalauréat a pourtant été vite jugé ''léger'' et ''discutable''. En 1830, l'examen, qui jusqu'alors n'avait été qu'un oral, dispose désormais d'un écrit. Le ministère justifie la réforme par la faiblesse de certains bacheliers en orthographe (un autre trait récurrent): "nous avons reçu des lettres d'individus pourvus de ce grade par voie d'examen, et dont le style et l'orthographe offraient la plus honteuse ignorance". " (à lire dans L'Express)