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Nos députés et le budget de la Santé, l'exemple haut-saônois

Samedi 21 novembre 2020 / Comité de vigilance 70

Bonjour. Remarques désabusées du Conseil d'administration du Comité de Vigilance sur l'absence de réelle volonté politique pour prendre en charge les difficultés rencontrées dans le service public de santé. Un exemple haut-saônois. Amitiés et solidarité

Le Comité de Vigilance a adressé le 21 octobre aux élus nationaux de Haute-Saône une lettre rendue publique.

Elle leur demandait, en cette période où l'insuffisance des moyens de santé est flagrante et met nos vies en sursis, de ne pas voter le PFLSS-Projet de Financement de la Sécurité sociale pour 2021.

Notre intervention était simple et totalement cohérente :

 ON NE PEUT PAS PRÔNER ICI LA NÉCESSAIRE PROXIMITÉ ET VOTER AU NATIONAL SA LIMITATION

Tous les ans ce budget attribué à notre santé ne correspond pas aux besoins, tout en donnant l'apparence de les prendre en compte par l'attribution de fonds supplémentaires. Comme l'indique l'article du Monde du 6 novembre :
« L’évolution tendancielle des dépenses de santé est chaque année de 4 % environ (correspondant, entre autres, à l’évolution des charges fixes, du coût des pratiques et innovations médicales). Or, l’Ondam voté depuis 2008 n’a jamais dépassé 2,4 %, ce qui est revenu à voter des économies de 1,5 à 2 % chaque année. Voilà ce qui permet aux ministres de la santé successifs de communiquer sur l’augmentation du budget… alors que ce sont des économies qui sont imposées.».

 On comprend le ras-le-bol des soignant-e-s, leurs départs de plus en plus nombreux des structures hospitalières et le côté amateur et incohérent de la lutte actuelle contre la Covid malgré l'exceptionnelle activité de tous les personnels de santé. 

Non seulement nos deux députés - à ce jour- ne nous ont pas répondu - alors que nous nous mobilisons depuis des décennies pour le bien et l’égalité des services envers les personnes et les territoires en défendant tous les services publics de proximité ; et bien que nous soyons une association agréée par le Ministère de la Santé - mais pire encore ils ont voté le PLFSS le 27 octobre à l'Assemblée Nationale comme avec quasiment toute leur formation politique.

Tous ces élus - et depuis de longues années - par leurs votes nationaux ne défendent donc plus vraiment les territoires dont ils sont issus et les principes égalitaires et solidaires fondateurs de notre République.

Dans cette période troublée et difficile, où les gens sont tentés de rejoindre l'abstention ou les partis extrémistes, il s'agit d'une faute politique dommageable pour nos territoires, pour la santé publique et pour la vie citoyenne.

Quelles sont loin les promesses du président Macron et de son gouvernement d'assumer enfin un plan d'ampleur pour l'hôpital public !!! Pire on continue à réduire le nombre de lits et de services !

 Mensonges, fausses promesses et vraies tromperies.

Lure le 20/11/2020 - Le Conseil d'Administration du CV70

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